
Il doit être très rare, dans la vie d'un blog, ce moment magique où le modérateur reçoit un poème si bien troussé, un poème qui fait l'éloge, qui plus est, de la première dame de France, un éloge aussi généreusement offert aux lecteurs, après avoir été, selon les dires mêmes de l'auteur - Monsieur Tancrède Paoletti, poète de Miramas - prononcé en face de la destinataire - Madame Carla Bruni-Sarkozy - lors de la dernière garden party élyséenne que la crise économique ait bien voulu accorder au peuple.
En cette douce nuit, si heureuse et belle de promesses, le modérateur de ce blog que je suis est donc ravi de placer dans ce billet, le poème de Monsieur Tancrède Paoletti.
Bonne lecture (bien sûr).
A Eurynomé
Rêve le ciel de ses nuées vagabondes et mélancoliques,
Et qu’il voie dans tes yeux, le temps qui s’écoule.
Rêve la terre de ses plaines fécondes et bucoliques
Et qu'elle voie dans ton feu, la vie qui déroule
Rêve le feu de ses flammes en embrasement utopique,
Et qu’il voie en ces lieux, l’ardeur qui déboule
Rêve la mer de ses vagues furieuses et fantastiques,
Et qu’elle voie de tes cheveux, la fougue de la houle
Rêve le Zeus à tes côtés, en facondes énergiques
Et qu’il soit Elisée éloignant Baal de la foule
Rêve à tes pieds le monde, Déesse fantasmagorique,
Et qu’il voie, envieux, de l’amour le moule
(La photo.)