Affichage des articles dont le libellé est Réflexions générales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Réflexions générales. Afficher tous les articles

jeudi 1 août 2013

Complément d'information

J'engage tous les curieux de littérature (notamment corse) à visiter tous les sites qui sont référencés dans les rubriques de ce blog, à participer à toutes les manifestations littéraires (en librairie, sur les places des villes et villages, avec les auteurs, les éditeurs, rencontres, signatures, débats, ateliers) qui font vivre la littérature en Corse et la littérature corse.

Ce blog (Pour une littérature corse) est bien fermé, car il me prenait trop de temps et ne m'en laissait plus pour d'autres activités, et ce petit billet n'est pas le signe de sa réouverture.

Je veux simplement signaler que je poursuis donc d'autres activités (qui ont cependant la même perspective que ce blog) :

- sur Facebook (relais d'informations et éventuellement discussion à propos de la vie littéraire et artistique corse)
- au festival Racines de ciel (festival littéraire d'Ajaccio)
- au festival Histoire(s) en mai d'Arte Mare à Bastia
- diverses interventions ici ou là (à suivre sur Facebook)

Bonnes lectures, bonnes discussions. Au plaisir de se retrouver sur le Net ou quelque part sur la planète.

mercredi 27 mars 2013

Explications...

Comme il apparaît que le précédent billet intitulé "Un premier écho des conférences et débats du Salon du livre de Paris 2013" proposait un compte rendu comportant bien trop d'erreurs de transcription des paroles prononcées samedi dernier, je l'ai supprimé.

Je suis bien désolé de cet incident.

Je me suis rendu coupable de bien des maladresses similaires par le passé, et on a même pu m'en faire grief, supposant chez moi des volontés occultes et malveillantes... alors pourquoi continuer ? A vrai dire, je ne sais pas, je sais seulement que je n'arrive pas à arrêter d'essayer de faire de ce blog un espace d'échanges. Mais ou bien cet objectif est ridicule (mais pourquoi ?), ou bien je suis la mauvaise personne pour tenter ce genre de chose (dès lors, dites-moi où l'on peut trouver un espace ayant le même objectif... afin que j'évite de le souiller...).

Bon je dois être définitivement perdu pour la patrie, je vais continuer à essayer de ne pas trop me tromper, mais je jure que si quelqu'un prend la relève, je ferme ce blog définitivement et j'enlève tous les billets encore disponibles sur le net, cela évitera de froisser qui que ce soit.

AJOUT DU 28 MARS 2013 : Veuillez m'excuser mais je ne publierai pas de commentaires revenant sur cette affaire, même si je les lis, et certains avec beaucoup de plaisir. Par contre, je publierai tout récit de lecture et tout commentaire sur ces nouveaux billets, dans la mesure où les propos ne sortent pas des limites de la courtoisie (certains s'étonnent que je ne publie pas leurs avis alors qu'ils contiennent des attaques personnelles). Je demanderai aussi à toutes les personnes concernées d'essayer de ne pas considérer les avis et critiques comme des actes malveillants. Je répète donc ici que je ne fermerai pas ce blog tant qu'il n'y aura pas d'autre lieu dévolu aux discussions autour de la littérature corse (il y a nombre de blogs, sites et même forums passionnants qui proposent des avis sur des livres et des spectacles mais ne sollicitent pas des discussions). Le jour où ce lieu existera, j'applaudirai et je souhaiterai bonne chance à leurs animateurs ; car je crois toujours à la nécessité impérative d'un espace public d'échanges de points de vue et d'expériences de lectures.

mardi 19 mars 2013

Salon du livre de Paris 2013 : On parle de littérature corse !

C'est donc une nouvelle extraordinaire : pour la première fois (me semble-t-il, mais corrigez-moi si je me trompe), le stand de la Corse au Salon du Livre de Paris ne va pas qu'accueillir des livres et des auteurs pour des signatures (ce qui est déjà bien, évidemment), mais des débats.

J'espère que cela se renouvellera les années suivantes et que d'autres salons du livre que celui de Paris donneront lieu à ce genre de prise de parole.

Une supplique : il faudrait que ces prises de parole laissent des traces (pour qu'elles donnent lieu ensuite à des échos, reprises, discussions, etc.), par des captations vidéos, des comptes rendus écrits, disponibles sur Internet.

L'information est disponible sur le site de la Collectivité territoriale de Corse en quatre parties :

La Corse vous invite à découvrir ses livres

36 auteurs dédicacent leurs livres sur le stand de la Corse

14 maisons d'édition insulaires sur le stand de la Corse

3 conférences organisées sur les livres corses

Mais si l'on a bien sur ce site les précisions concernant le planning des signatures (noms des auteurs, horaires), il n'y en a pas concernant les conférences !!

On peut les trouver notamment sur le site Ile Noire, mais les précisions les plus complètes je viens de les recevoir dans la newsletter des éditions Albiana (merci à elles). Je me permets donc de les copier ici, afin d'y revenir lorsque les traces de ces prises de parole seront disponibles - je l'espère ! - sur la Toile :

Samedi 23 à 16 h 30, salle Nota Bene, conférences successives de A.-M. Graziani (« L’Histoire ces vingt dernières années ») et de Petr’Antò Scolca (« La littérature corse, ce continent oublié »).

À partir de 18 heures, même salle, une conférence organisée par le Cunsigliu scientificu di a lingua, « La Corse en toutes lettres », en présence de J.-G.Talamoni, Ghj. Thiers, Ghj. Fusina, E. Gherardi et J. Ferrari.

Lundi 25 à 16 h 15, sur le thème de L’édition des régions, une rencontre animée par Pierre-Yves Grenu (Culturebox FTV) avec Bernard Biancarelli (Albiana), Jutta Hepke (Vent d’ailleurs) Frédéric Felder (Les requins marteaux) Florent Charbonnier (Caraibéditions). Scène des auteurs, stand Z82.

J'attends avec beaucoup d'impatience et de plaisir les conférences de AM Graziani sur l'écriture de l'Histoire ces vingt dernières années (de l'Histoire de la Corse) : y aura-t-il débat autour des points de vue des historiens ?, et de Petr'Antò Scolca, écrivain, traducteur du fantastique "Pasquale Paoli, la déroute de Ponte Novu" de Guerrazzi, sur "La littérature corse, ce continent oublié" : qu'entend-il par là ? comment va-t-il la définir ? qu'entend-il par "continent" oublié ? et par continent "oublié" ? quelles raisons donnera-t-il pour expliquer cet oubli ? quels livres va-t-il mettre en évidence ? quelles perspectives va-t-il dégager du foisonnement contemporain ?

J'attends aussi beaucoup du débat "La Corse en toutes lettres".

Le public sera-t-il au rendez-vous ? Pourra-t-il poser des questions ? Le fera-t-il ?

Dans tous les cas, bravo pour ces initiatives, et longue vie à ces conférences et débats impliquant auteurs et éditeurs corses.

---------------

AJOUT DU 21 MARS : 

Toujours par un mail des éditions Albiana, voici des précisions sur les trois conférences du samedi 23 mars prochain !! :


La Collectivité territoriale de Corse, l'association des éditeurs de Corse et les éditions Albiana vous invitent à assister aux trois conférences qui se tiendront successivement le samedi 23 mars de 16 h 30 à 19 h 30, salle Nota Bene, lors du Salon du livre de Paris (Porte de Versailles).

Conférences

Première conférence à 16 h 30Petr'Antò SCOLCA - « La littérature corse : ce continent ignoré ».
Deuxième conférence à 17 h 15
Antoine-Marie GRAZIANI - « Faire de l’histoire aujourd’hui en Corse : nouveaux problèmes, nouvelles approches, nouveaux objets ».

Troisème conférence à 18 heures
Jean-Guy Talamoni, Ghjacumu Thiers, Ghjacumu Fusina, Eugène Gherardi, Jérôme Ferrari - « La Corse en toutes lettres ».



vendredi 15 mars 2013

De la lecture (dans "Dora Bruder")

Puisque ce blog est aussi un lieu où l'on évoque ce que c'est que lire, en général, il y a longtemps que je voulais citer ces pages - extraites de "Dora Bruder", de Patrick Modiano (où l'auteur raconte son enquête sur une jeune fille juive disparue à Paris en 1941). Où l'on voit comment les "histoires" (où des "situations", ou des choses encore plus ténues) nous hantent, peu importent qu'elles soient réelles ou fictives, et forment en nous des ensembles complexes, des énigmes que l'on chérit.

"J'ai écrit ces pages en novembre 1996. Les journées sont souvent pluvieuses. Demain nous entrerons dans le mois de décembre et cinquante-cinq ans auront passé depuis la fugue de Dora. La nuit tombe tôt et cela vaut mieux : elle efface la grisaille et la monotonie de ces jours de pluie où l'on se demande s'il fait vraiment jour et si l'on ne traverse pas un état intermédiaire, une sorte d'éclipse morne, qui se prolonge jusqu'à la fin de l'après-midi. Alors, les lampadaires, les vitrines, les cafés s'allument, l'air du soir est plus vif, le contour des choses plus net, il y a des embouteillages aux carrefours, les gens se pressent dans les rues. Et au milieu de toutes ces lumières et de cette agitation, j'ai peine à croire que je suis dans la même ville que celle où se trouvaient Dora Bruder et ses parents, et aussi mon père quand il avait vingt ans de moins que moi. J'ai l'impression d'être tout seul à faire le lien entre le Paris de ce temps-là et celui d'aujourd'hui, le seul à me souvenir de tous ces détails. Par moments, le lien s'amenuise et risque de se rompre, d'autres soirs la ville d'hier m'apparaît en reflets furtifs derrière celle d'aujourd'hui.
J'ai relu les livres cinquième et sixième des Misérables. Victor Hugo y décrit la traversée nocturne de Paris que font Cosette et Jean Valjean, traqués par Javert, depuis le quartier de la barrière Saint-Jacques jusqu'au Petit Picpus. On peut suivre sur un plan une partie de leur itinéraire. Ils approchent de la Seine. Cosette commence à se fatiguer. Jean Valjean la porte dans ses bras. Ils longent le Jardin des Plantes par les rues basses, ils arrivent sur le quai. Ils traversent le pont d'Austerlitz. À peine Jean Valjean a-t-il mis le pied sur la rive droite qu'il croit que des ombres s'engagent sur le pont. La seule manière de leur échapper - pense-t-il - c'est de suivre la petite rue du Chemin-Vert-Saint-Antoine.
Et soudain, on éprouve une sensation de vertige, comme si Cosette et Jean Valjean, pour échapper à Javert et à ses policiers, basculaient dans le vide : jusque-là, ils traversaient les vraies rues du Paris réel, et brusquement ils sont projetés dans le quartier d'un Paris imaginaire que Victor Hugo nomme le Petit Picpus. Cette sensation d'étrangeté est la même que celle qui vous prend lorsque vous marchez en rêve dans un quartier inconnu. Au réveil, vous réalisez peu à peu que les rues de ce quartier étaient décalquées sur celles qui vous sont familières le jour.
Et voici ce qui me trouble : au terme de leur fuite, à travers ce quartier dont Hugo a inventé la topographie et les noms de rues, Cosette et Jean Valjean échappent de justesse à une patrouille de police en se laissant glisser derrière un mur. Ils se retrouvent dans un "jardin fort vaste et d'un aspect singulier : un de ces jardins tristes qui semblent faits pour être regardés l'hiver et la nuit". C'est le jardin d'un couvent où ils se cacheront tous les deux et que Victor Hugo situe exactement au 62 de la rue du Petit-Picpus, la même adresse que le pensionnat du Saint-Coeur-de-Marie où était Dora Bruder.
"À l'époque où se passe cette histoire - écrit Hugo - un pensionnat était joint au couvent (...). Ces jeunes filles (...) étaient vêtues de bleu avec un bonnet blanc (...). Il y avait dans cette enceinte du Petit Picpus trois bâtiments parfaitement distincts, le grand couvent qui abritait les religieuses, le pensionnat où logeaient les élèves, et enfin ce qu'on appelait "le petit couvent"."
Et, après avoir fait une description minutieuse des lieux, il écrit encore : "Nous n'avons pu passer devant cette maison extraordinaire, inconnue, obscure, sans y entrer et sans y faire entrer les esprits qui nous accompagnent et qui nous écoutent raconter, pour l'utilité de quelques-uns peut-être, l'histoire mélancolique de Jean Valjean."

samedi 9 mars 2013

"Plaisirs de la parole"... : un tour sur l'internet culturel et littéraire corse

Bien, bien, bien...

Les choses ne sont pas faciles, nous le savons, mais ça n'empêche pas de gambader.

Quoi dire ? Ceci, par exemple :

1. Quand est-ce que je vais enfin lire "L'ultimu" de Jean-Pierre Santini ? Depuis le temps qu'il est chez moi, gros ouvrage, il faut avoir un peu de temps pour se lancer dedans. J'en ai bien envie, et cela viendra. Il faut dire que je suis arrêté par la lecture des premières pages, je trouve que ça manque d'allant (les premières pages), et je crains que le tout ne soit indigeste. Pourtant l'oeuvre se présente avec une ambition extraordinaire, c'est une somme, et cette ambition-là me plaît beaucoup. Allez, je me le promets, j'aurai lu "L'ultimu" avant cet automne. Je dis cela parce que j'admire la constance avec laquelle Xavier Casanova évoque cet ouvrage (et le suivant, "Commando FLNC") sur son blog "Isularama". Sa façon de faire me passionne, et l'envie qu'il manifeste de regarder l'oeuvre entière de Santini comme une des plus importantes produites dans l'île. Voir son dernier billet, qui fait un rapprochement entre JPSantini et Romain Gary (rapprochement trop allusif, j'aimerai qu'il développe).

2. Quand est-ce que je vais faire ce billet sur un petit ouvrage peut-être totalement inconnu de Jérôme Ferrari ? Le titre de l'ouvrage est : "L'art dans Le monde comme volonté et comme représentation d'Arthur Schopenhauer", édité en juillet 2011 (bientôt 2 ans !) au CNDP-CRDP. Pourquoi un billet sur ce livre ? Mais parce qu'en fait nous pourrions le lire comme un "art poétique" de Jérôme Ferrari : "Que l'art opère le dévoilement du vrai et en reçoive en retour sa puissance nous semble précisément constituer une de ces possibilités fondamentales ou suffisamment importantes, en tout cas, pour justifier que Schopenhauer soit lu avec attention", écrit-il page 12. L'essai pédagogique sur un philosophe et l'écriture romanesque seraient donc liés. D'autant que l'auteur ne se contente pas d'analyser une oeuvre de Schopenhauer, il fait aussi de nombreuses références à d'autres auteurs et artistes, postérieurs, comme Thomas Bernhard, Vassili Grossman ou Cormac McCarthy.

3. Quand est-ce que je prendrai le temps de relire "Murtoriu" (voir ici et là) ? Plus je pense à ce livre, plus je me dit que sa force souveraine vient du montage des différentes scènes, de leur agencement dans les chapitres ou d'un chapitre à l'autre. Voyons... hier je me suis souvenu que le personnage du libraire, à un moment donné, va chez le médecin... car il a une mauvaise odeur dans la bouche, on pourrait même dire que sa bouche est pourrie. Cette pourriture dans la bouche, voilà ce dont je me suis souvenu. Hier. Je trouvais cela très beau. Evidemment, on peut y voir un élément symbolique, et c'est possible, voire nécessaire. Mais c'est d'abord un élément parmi d'autres. Sa bouche est pourrie, il en souffre. Qu'est-ce qui peut sortir d'une bouche pourrie ? De la littérature.

4. Y a-t-il un étudiant qui travaille sur l'internet littéraire et culturel corse ? Oh comme j'aimerais... Quel monde passionnant à regarder vivre ! A compléter bien sûr avec une analyse du monde littéraire et culturel en général (éditeurs, librairies, manifestations, prix, signatures, académie littéraire, associations, cafés littéraires, etc.). Via Facebook (qui malgré le nombre important d'infos inutiles reste un bon moyen de recevoir celles que l'on attend), je suis au courant des nouveaux textes publiés sur "Praxis Negra" et ses livraisons du mardi et du jeudi, "Anima cappiata" (je lis toujours les textes de Sylvestre Rossi, j'aime ce ton de confidence, d'un esprit qui semble revenu de tout, et pourtant vit - et écrit - avec une certaine intensité), "Invistita", "Isularama". Pour ce qui est des textes sur "Interromania", il faut penser à aller sur le site (où l'on trouve textes, et vidéos : exemple, trois vidéos de Jean-Guy Talamoni sur la "littérature corse"). Ayant appris récemment, grâce à Xavier Casanova, l'existence du site "Blog'in giru", j'y vais maintenant régulièrement : le premier blog consacré à la recension et au commentaire des concerts, pièces de théâtre, expositions, rencontres qui ont lieu en Corse ! Billets précis et développés, personnels et souvent enthousiastes, la lecture est très agréable.

5. Bientôt, des occasions d'évoquer la littérature corse :

- le 15 mars, à la télé, sur Via Stella, une émission spéciale de "Par un dettu" de Petru Leca pour évoquer la poésie corse : avec Marcu Biancarelli, Stefanu Cesari, Petur Gambini, le saxophoniste Paul Mancini, le peintre Bernard Filippi, avec notamment présentation d'un nouveau projet alliant la poésie de M. Biancarelli et les peintures de Jérôme Luciani.

- le 19 mars, à Bastia, l'association Musanostra organise un café littéraire en corse ("literatura in caffè", induve si parla in corsu di libri scritti in corsu o micca), voir les précisions à venir sur leur forum.

- du 22 au 25 mars, c'est le Salon du livre de Paris, la Corse est présente grâce au stand financé par la CTC. Pour la première fois cette année, à ma connaissance, il y aura des débats ! Excellent ! Je n'ai pas trouvé l'info sur le site du Salon (quelqu'un a-t-il réussi ?), mais via Facebook, le site de la CTC et le site Ile Noire, voici quelques informations : samedi 24 mars, "La Corse en toutes lettres" avec Jérôme Ferrari, Jacques Fusina, Jacques Thiers, Jean-Guy Talamoni et Eugène Gherardi ; il y aura deux autres rencontres mais je ne sais pas quel jour, voir ici le lien sur le blog "Ile Noire".

- les 26, 27 et 28 avril, à Santu Petru di Tenda, l'associu Scrive in Corsu organise les Secondes journées de Littérature corse. Le thème sera Bastia dans la vie littéraire et la littérature corse.

- le 18 mai, à la bibliothèque de Bastia, Arte Mare organise la manifestation "Histoire(s) en mai", et ce sera le retour de la table ronde des blogs corses (que j'ai animée en 2010 et 2011 et que j'animerai encore cette année ; précisions sur le thème et les invités très bientôt).

- début septembre, la 5ème édition du festival littéraire "Racines de ciel" ; j'animerai pour la deuxième fois la table ronde sur "Comment fabrique-t-on une littérature (notamment corse) ?" avec quatre invités : Eugène Gherardi, Jean-Marie Klinkenberg, Constant Sbraggia et Marie-Jean Vinciguerra. La question sera : Avons-nous besoin d'"institutions littéraires" (académies, prix, etc.) pour construire une littérature ?

samedi 2 février 2013

Archiver les discussions (on ne sait jamais)

Avec l'accord, au moins tacite, des participants (Ghjuvan Micheli Weber, Norbert Paganelli, Joseph Pollini, Marco Biancarelli, François-Michel Durazzo, Francesca Graziani et moi-même), 

je place sur ce blog une discussion qui a eu lieu sur Facebook, suite au billet précédent, à propos de l'éternelle question de la définition du périmètre linguistique de la littérature corse. 

Mais où l'on voit que la question excède l'aspect linguistique et que les avis sont divergents.

Puisque Facebook ne permet pas de retrouver les discussions avec une fonction recherche (à moins que vous m'appreniez comment faire), je place, dès que possible, les discussions qui ont paru assez intéressantes pour survivre un peu plus longtemps sur ce blog.

Bonne lecture, bonne réflexion.

----------------

  • Ghjuvan Micheli Weber À ciò ch'e pensu eu.... castremi i griddi. Aiò, scrivimi chì a vita hè scrittura ! U restu hè ... littaratura.
  • François-Xavier Renucci D'accordu, scrivemu, ma simu tutti lettori ancu... è a quistione hè : quale sò i testi chè no lighjemu, è cume, è perchè, ecc ecc.
  • Ghjuvan Micheli Weber Ugnunu fala i scali à a so manera... Pensu chì più si rifleti, menu si scrivi o si leghji. Ci sarà una littaratura corsa ? In chì lingua ? Facciu una dumanda tandu : Asisti una cultura francesa scritta (micca traduta, scritta !) in inglesi ? Si farani a dumanda i francesi è l'inglesi ? Chì sarà so risposta tandu ?
  • François-Xavier Renucci Ghjustu à puntu, ùn mi pare un mudellu unicu quellu di a literatura francese (o inglese, ecc) : hè un mudellu incù una sola lingua). Ma i scrittori corsi sò plurilinguii, mi pare : certi scriviani in latinu, in talianu, ed oghje scrivenu in corsu è/o in francese. Hè una richezza. Si pò piglià u mudellu di a lingua polinomica (a diversità face/i richezza) è a literatura, no ? A pezza di teatru di Rinatu Coti scritta in francese ("Le chancelier nu") ùn po esse "literatura corsa" ? Hà ancu scrittu pezze incù e duie lingue "A mazzera di a luna", per esempiu). Allora ?
  • Ghjuvan Micheli Weber À chì ghjuvarà a risposta ?
  • François-Xavier Renucci À fà attinzione à i legami o i scontri trà certe opere (quelle di Thiers è di Rinaldi, quelle di Jérôme Ferrari è di Marcu Biancarelli, quelle di Gilles Zerlini è di Marcellu Jureczek, quelle di Paulu Desanti è di Anne Meistersheim, quelle di Stefanu Cesari è di Angèle Paoli, ecc ecc). Hè ghjuvevule issa idea di literatura multilingua, mi pare.
  • Ghjuvan Micheli Weber Mi pari bedda corsa a scrittura di Victor Hugo... è puri...
  • François-Xavier Renucci In chì sensu ? Eiu parlu di scrittori corsi, o di testi chì parlanu di a Corsica.
  • Ghjuvan Micheli Weber Ind'i temi, u ritimu, a virsificazioni...Hugo hà passatu i so primi anni in Bastia cù una balia corsa... Mérimée scrivia nant'à a Corsica... À ciò chi mi pari, Ferrari hà campatu di più in altrò cà quì. Allora, o circhermi una littaratura corsa ind'u stilu o ùn ci ni surtimi più.
  • Joseph Pollini Ce qui suit est e que j'ai essayé de communiquer sur le Blog relatant la conféence de Jacques Fusina, hier à Marseille.Merci pour cette analyse de cet après-midi avec Jacques Fusina. Je partage entièrement le point de vue exprimé par François et je tiens à souligner "l'art et la manière" dont a fait preuve le conférencier pour répondre, sans heurter quiconque, aux sempiternelles questions qui n'ont, pour moi, qu'un intérêt secondaire. Je fais allusion à ces questions récurrentes, et de ce fait parfois lancinantes, pour lesquelles certains aiment s'affronter et où il est demandé de préciser ce qui est vraiment corse ou pas, de s'interroger sur la valeur littéraire "corse" d' écrits rédigés dans une autre langue que le corse, etc...
    Mais ne faut-il pas faire preuve de moins de rigidité et s'interroger surtout sur la valeur littéraire d'un texte, quel qu'il soit et quelle que soit la langue d'expression retenue, et voir dans quelle mesure il peut être rattaché à la Corse, ne serait ce que pour mieux la mettre en valeur et permettre à chacun d'être fier de son auteur ? Le point le plus important, au delà de ces querelles de "puristes" ( je me suis toujours méfié des puristes et des purs esprits!) , me semble être en effet de voir dans quelle mesure cette littérature est vraiment l'un des témoin des richesses que la Corse, et les corses, peuvent apporter à autrui c'est à dire à l'imaginaire comme à la connaissance de chacun, qu'il soit corse ou non, et tout autant, et en quoi elle est capable d'interpeller l'esprit qui habite et anime tous ceux et celles qui sont attachés d'une façon quasi charnelle à la Corse, soit par des liens établis dans le passé, soit par le biais de liens tissés plus récemment ou encore du fait simplement de leur volonté sincère et profonde d'y vivre et de de partager le même avenir. Ce sont ces liens qu'il est impératif, me semble-t-il, de renforcer dans le présent comme demain, car il convient de veiller à ce qu'ils puissent 'être encore opérants au fil des années...
    C'est dire l'importance de soutenir toutes les initiatives qui vont dans ce sens, et sur ce point François-Xavier Renucci et Jacques Fusina, comme tous les animateurs d'autres groupes littéraires et d'autres tribunes "corses" partagent sans doute les mêmes ambitions: militer pour mieux faire connaître cette "littérature", qu'elle soit ou non d'expression strictement corse, afin de partager son contenu avec le plus grand nombre et ce quel que soient le degré de maîtrise de la langue corse et le degré d'attachement à la Corse de chacun.
    Quant aux problèmes que pose la persistante médiocrité de la diffusion de la langue corse, en terme de nombre de véritables locuteurs, malgré certains progrès observés ces dernières années, langue dont nous apprécions tous la richesse et l'importance ne serait ce que pour la transmission du patrimoine culturel de la Corse, il s'agit là d'un autre sujet bien plus complexe, que Jacques Fusina connaît bien, mais qui est différent de celui qui a fait l'objet de sa conférence sur la "littérature corse" , dont il a bien dit que, selon lui, il était difficile, voire impossible, d'exclure tous les écrits rédigés en italien, en latin, en français, voire en anglais et peut-être même en japonais! Qui sait?
    C'est ce que j'en ai retenu...
  • François-Xavier Renucci @GMW : Ma sò numerosi i stili di scrittura ind'una literatura. Ùn ci hè micca un solu ed unicu "stilu corsu". È mi pare chì à scrittura è u stilu di Victor Hugo ùn hà nunda à fà incù a puesia corsa, o allora ci vole à fà analise precise. È u fattu di vive ind'è l'isula o no, ùn cambia nunda. Joseph Conrad hà scrittu belle pagine di literatura inglese, ma ùn hè micca natu in Inghilterra.
  • François-Michel Durazzo Crergu chì stilu corsu vali à dì "lingua corsa". Eiu, pensu chì ci hè a litaratura corsa chì si scrivi in corsu è a literatura di i Corsi chì s'hè scritta in talianu, latinu, francesu ed ancu in spagnolu, pensu à autori corsi di 150 anni fà chì ghjunti in Venezuela o Portorico ani messu à scriva in spagnolu. U fattu si sta chì i più numarosi ùn scrivini in lingua corsa, è unipochi ani fattu ssa scelta mentri chì pudiani scriva in corsu. Ci voli à rispettà a so scelta, ma ci voli ancu à ricunnoscia chì a lingua ùn hè micca solu un arnesi, hè ancu una manera di senta, di campà, di pinsà. Allora metta tutti i scritturi à u stessu liveddu mi pari un arrori maiò. Ciò ch'e pensu in corsu, ùn riescu à pinsà lu in francesu di a stessa marera.Voir la traduction
  • François-Xavier Renucci Ma ci hè una cumunità di pinsà o di imaginariu trà l'opere scritte in corsu o in francese, sò issi ligami chì mi parenu interessanti pè arrichisce e notre letture. È cumu fà pè leghje l'opere di i scrittori bislingui ?
  • Ghjuvan Micheli Weber Feti paragonu cù a musica... Chì hè a musica corsa ?
  • Ghjuvan Micheli Weber Ciò chì faci a musica corsa, hè a manera di sunà o di cantà, u versu ! Ciò chì faci a littaratura corsa, sarà a manera di scriva, u versu ? Ci sarà un versu corsu... in francesi ? Eu ùn la socu... l'aghju dettu, castremi i griddi... ma sempri cun piacè è senza gattivezza alcuna.
  • François-Xavier Renucci Sicuru chì ci hè un versu corsu in francese ! Sò numerosi è diversi i versi.
  • François-Michel Durazzo Hè vera ch'iddu affacca in a lingua, stu versu chì dici Ghjuvanmicheli, masimu in puisia ; in francesu, pensu à calchì puisii di Marcel Migozzi o di Jean-Jacques Lovichi. Ma solu pudemu visticà lu com'è traccii di calcosa nascotu chì si piatta sottu à a lingua francesa, forsa di a stessa manera chì in a lingua francesa aduprata da l'africani. A puisia di senghor, pat un indittu, benchì scritta in francesa veni travaddata da un imaginariu sinigalesu. Allora ci vurria à dumandassi s'idda hè cusì ancu in u francesu di i scrittiri corsi. Quessa ùn ni socu sicuru, salvu casi particulari è limitati. Ùn basta à parlà di a Corsica in u libru è chjamà i parsunaggi Santa è Dumenicu parch'iddu si tratta di litaratura corsa. Par tutti ssi raghjoni prifiriscu chjamà litaratura corsa, quidda chì si scrivi in a noscia lingua.Voir la traduction
  • François-Xavier Renucci Ma per mè, i scrittori corsi chì scrivenu, scrivenu literatura corsa, qualsiasi a lingua. Sè tù voli chjamà la "literatura scritta da i Corsi", mi cunvene. A Vera quistione hè : chì lighjemu ?
  • Ghjuvan Micheli Weber Forsi chì a scrittura in francesi cù l'estru corsu hè vistichi d'una sucità chì sparisci...
  • François-Michel Durazzo Scusareti i sbagli di stampetta, quandu scrivu à a lestra. Ma, o Francè, mi scumoda assa' ssu riflessu indintitariu di certi corsi (più chè corsi, masimu di reffica corsa) chì ùn ani più nudda à veda cun a Corsica. Par mè ùn basta à appiccicassi una testa di moru in a vittura, par asempiu, avè una casata corsa, straccià dui parolli di corsu cun l'amichi, metta in fronti di a facciata di u so ristoranti U spuntinu è risponda à i clienti in francesu, fà tamanti raghjunati nantu à a lingua sempri in francesu, ùn vali nemmenu à scriva è parlà corsu cun l'incalcu di l'infrasata francesa (chì di sta manera si parlemu di litaratura corsa quandu si scrivi in francesu, parchì ùn si parla di litaratura francesa quandu si scrivi in stu corsu quì?). Via, ciò ch'e voddu accinnà, hè chì a lingua hè una peddi, una carri, un modu fundiu di pinsà è di senta chì a parti maiò si smarisci quand'idda si cambia a lingua, solu vistichemu l'ombra di calcosa chì si mori. Dunca metta à pari tutti i modi di sprissioni pari simpaticu, ma intruduci una cunfusioni priculosa in a menti di i to littori, masimu in i littori chì ùn ani mai lettu una parolla di corsu. T'arricordi una pusia di Enric Sòria, annantu à i grechi di Posidonia (Paestum in latinu) ch'e aghju traduttu da u catalanu pà Bonanova?"Ateneu raconta a storia di i Posidonii,
    Grechi chì nant’à u mari Tirreniu busconu una patria.
    Circundati da stranieri, Tuscani è Latini,
    si sminticonu di a so lingua, u grecu,
    è l’usi passatoni, i tintaccii.
    Solu mantensini una festa greca.
    Una festa di chjari cirimonii,
    di musica, foca è palmi.
    Tandu ripitiani parolli grechi
    ch’iddi ùn capisciani più, è piinghjiani.
    Issu lamentu cumunu era a so festa.
    A so festa greca.

    Ateneu lu raconta incù piità.
    chì piità miritani quiddi chì perdini
    u frammentu di biddeza chì à quissu si devini"
    Voir la traduction
  • François-Michel Durazzo Eccu ciò chì scrivi Atenenu : Cilebrani dinò una festa greca induva, s’adunini è ramentani parolli antichi ed usi vechji. Tandu, l’unu è l’altru si lamentani è pienghjini.Voir la traduction
  • Norbert Paganelli Mi mettu à a piazza di M. Pollini....u tintu hè cascatu qui in piena ghjacariccia mi pari...A dilla franca socu piuttostu d'accordu cù F.M. Durazzo è G.M. Weber, ùn hè micca tantu a vulintà di metta da cantu cio chi hè scrittu in un'antra lingua ma a sentu mali sta vulintà di parlà di literatura corsa scritta in inglesu, in francesu o in latinu...Mi pari chi a litaratura corsa pidda u so fiatu in a lingua è sta lingua ùn facci micca chè cantà l'universu ma hè dino un universu ch'ùn si po micca tutt'a fattu traduccia in una antru universu.Un voddu micca di ch'ùn si po micca fà ma...ci hè sempri calcosa chi si perdi è ch'ùn pudemu agguantà.
  • Marco Biancarelli Ùn vi suvetu mancu appena : literatura corsa saria da lià à ciò chì si perdi, chì si ni mori, o ch'hè tracciatu in un certu sulcinu... d'identità è di lingua. Ma qual'hè ch'hà dittu chì parlendu a stessa lingua ci capiamu è diciamu i stessi cosi ? A stessa cultura ? Aghju l'imprissioni chì più s'avanza, più si riesci à apra i porti d'una sprissioni literaria, è più si ni richjudini d'altri, com'è ch'iddu ci fussi un bisognu di riazzioni par raportu à ciò chì viaghja più o menu bè. Pensu à Ferrari : una volta ricunnisciutu, avaria vindutu a so anima è finalmenti avaria campatu pocu in Corsica ! Al dilà di a bucia trasmissa quì - o di a falsa idea - è al dilà di a nigazioni d'identità (qual'hè chì pò parlà à a so piazza ?) mi pari simpliciamenti chì a so opara ùn hè micca letta o micca capita. Scrivi in francesu ? Iè, ma cù un' identità corsa chì mi vinaria mali di cuntistà. Ancu puri sì st'identità ùn currispondi micca à i criterii sunniati da certi. È quissa mi pari ch'idda si pudaria dì ancu da scrivani di lingua corsa chì facini evuluà a lingua, u materiali suciulogicu, a cultura, à so modu. In un mecanismu di vita, è LITERARIU. Tuttu ciò ch'hè sminticatu in generali in 'ssu stilu di cuntrasti.
  • Marco Biancarelli Listessi pà a musica : comu una musica pà essa qualificata di corsa, francesa, ecc. unicamenti par raportu à u so "versu" ? È a musica anglosassona, u rock ? Ùn sò più inglesi o americani parchì ani lacatu da cantu u folk è i biulinati di u XIXu ? Hè n'importa chì. A criazioni ùn esisti micca senza libartà, è a musica, com'è a literatura, sarani prima di tuttu ciò ch'iddi ni facini l'artisti. Micca biffendu à l'eternu u tracciatu academicu, o identitariu, o culturali, ma cù a so libartà.
  • Marco Biancarelli A sola difinizioni pirtinenti ch'e' vicu sviluppata quì hè quissa d'un FULCLORU, scusetimi di dilla.
  • Ghjuvan Micheli Weber Fulcloru... a musica pupulari tandu ?
  • Ghjuvan Micheli Weber Quandu dicu chì no castremi i griddi... Avà po, par ciò chì tocca à a libartà, difindaraghju ancu a libartà di pinsà d'un'antra manera cà Marco Biancarelli o altri chì pensani ancu eddi... tuttu rispittendu u so puntu di vista. Par mè, u "rock" ùn sarà mai di versu "corsu" ancu s'eddu mi piaci à sunà lu. Quand'e parlu di musica, ùn hè par nudda...Ùn si pò qualificà una mudsica di "corsa" ? Vera è più cà vera. Parti è più di i pezzi di viulinu sò d'urighjini taliana o stragnera... ma a manera di sunà la da i nostri hè corsa. Hè ciò ch'e chjamaraghju u versu.
  • Marco Biancarelli Hè fulcoru à parta da u mumentu ch'ùn hè più in muvimentu, o ch'hè bonu pà u museu.
  • Marco Biancarelli È quantu volti ancu l'OVNI ch'ùn sò micca tracciati in un sulcinu "schiettu" sò corsi listessi, o francesi listessi, ecc.
  • Ghjuvan Micheli Weber D'accunsentu à centu par centu. Avà po u muvimentu si pò fà in ghjiru, versu l'indrentu, versu l'infora... si pò ripiglià i ghjesti di l'anziani, invintà ni o piglià quiddi di l'altri... Sarani sempri i listessi cù a listessa difinizioni ?
  • Norbert Paganelli O Marcu : i difinizzioni so sempri una speccia di trappula. L'omu hà sempri bisognu di difinizzioni pà metta un pocu d'ordini in u bulliacciumu di a vita ma a vita c'impara chi a rialità hè vulpina è ch'ùn si laca micca incabbià cussi lestru. A mè mi pari ch'idda hè più simplici par tutt'ugnunu di parlà di litaratura corsa pinsendu à quidda scritta in corsu, omancu cussi tuttu u mondu capisci. Aghju sottu à mani un libruchju di puisii alsassiani, so tutti scritti in alsassianu, ùn ci n'hè manc'unu scrittu in francesu, t'aghju dino un'antulugia di a puisia scandinava, qui dino so tutti scritti in i lingui di a Scandinavia....Par mè, mi pari ch'ùn libru scrittu, in francesu, par un Corsu à prupositu di a Corsica hè un'opara francesa o allora ci vularia ad admetta chè l'urigina di l'autori o u sughjettu d'un libru bastani à pudellu qualificà. Ma attinzioni à u folcloru di l'urigina o di a razza, ùn sapemu micca induva l'affari ci hà da cunduccia s'è tu mi suiti bè !
  • Ghjuvan Micheli Weber In quant'à mè, piantu quì a discursata chì mi pari d'ùn essa capitu. Forsi ùn socu chjaru chjaru. Ripigliu a penna è a ghjenti ghjudicarà, s'edda li piaci di sapè s'edda hè corsa a scrittura o micca. À dì la vera, pocu impremi.Ùn mi possu spiccà da ciò ch'e socu, ancu da piacia à a ghjenti. Com'à a diciu nanzu, ugnunu fala i scali à a so manera. È tutti i parè devini essa rispittati.
  • François-Xavier Renucci Bon, ok, laissons tomber les définitions : nous appellerons la littérature écrite en langue corse "littérature écrite en langue corse". Car "littérature corse" ça me paraît finalement encore trop dogmatique. C'est bien comme ça ? Alors, moi ce qui m'intéresse ce sont les littératures écrites en langue corse, française, italienne, latine, etc (ou certaines qui mélangent plusieurs langues) qui font quelque chose avec la réalité insulaire corse, ou qui sont utilisées par des habitants de l'île pour parler de tout et de rien, du monde et de l'amour, des définitions impossibles et des textes inouïs. Plus que ce qu'est (ou devrait être) une littérature corse, je voudrais savoir ce que font ces livres en nous, comment nous les lisons, comment ils remuent nos imaginaires insulaires. Et vogue la galère. Et je ne m'interdirai pas (rien que pour voir ce que ça fait) de considérer le texte en latin de Nobili-Savelli (qui est aussi de la littérature néo-latine tardive, si on veut en rester à une catégorisation linguistique), le texte en italien de Viale ou de Pasquale Paoli, le texte en corse de Santu Casanova ou de FM Durazzo, ou de GM Weber, les textes en français de Rinaldi, Pancrazi, Ferranti, Ferrari... comme de la littérature corse. C'est-à-dire comme un ensemble qui peut être considéré comme un tout mouvant et évolutif, dont les parties jouent entre elles, font quelque chose en nous. Et je continuerai à considérer que bien des textes écrits en français ou en italien disent quelque chose de profondément corse ou vrai sur la Corse. Que cela ressemble à un versu particulier et ancien ou non. La poésie de Jean-François Agostini en langue française c'est de la poésie corse (et française aussi, et méditerranéenne, européenne, mondiale, universelle). Je trouve qu'en utilisant ces qualificatifs, ils ne sont pertinents que s'ils permettent de faire vivre les significations potentielles du livre (et pas pour le ranger dans une case hermétiquement séparée d'une autre case).
  • François-Xavier Renucci Et cette fois je l'ai dit en français, qui est une des langues du peuple corse. Ah que c'est beau une langue polynomique, une littérature multilingue, un peuple pluriel et en métamorphose.
  • François-Xavier Renucci Vi ringraziu pè issa discussione, possu publicà la nant'à u blog "Pour une littérature corse" ?
  • Norbert Paganelli Natürlich mein freünd publicheghja publicheghja...
  • Francesca Graziani Eiu pensu ch un ci he fruntiere tra e categurie culturale: di un fulcloru ne po fa un opera universale un gran scrivanu o un gran musicante e s'he sempre fatta. . A Cultura si nutrisce di tuttu, a una cundizione : move e crea'. O ricrea'.