Affichage des articles dont le libellé est Kentaro Okuba. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kentaro Okuba. Afficher tous les articles

mardi 15 mars 2011

VERS LA FIN DEFINITIVE DE LA GREVE ?... OUI !


Oui,

les deux précédents billets ("Paulu Miniconi canta "Furtuna fù falsa" et "FOLIE") auguraient déjà de la fin de cette très fameuse grève qui agite la vie littéraire mondiale-corse, si si, ne dites pas le contraire. (Vous ne voyez vraiment pas de quoi je veux parler ? Alors, voyez ici :
- ici
- ainsi que mon entretien avec Norbert Paganelli, sur Invistita (il faut descendre l'écran)
Le 23 février à 11 h 57, j'ajoutai une condition à la fin de cette grève : "je ne briserai cette grève que lorsque les collaborateurs littéraires de Corse-Matin/Corse Votre Hebdo et de Corsica organiseront d'une façon ou d'une autre un débat où chacun désignera les 10 meilleurs livres corses (quelle que soit la langue d'écriture et quel que soit l'éditeur) des vingt dernières années (depuis la publication de "A Funtana d'Altea") !!! L'appel est lancé à la face du monde !!!" Cette demande, je l'avais faite aux très honorables messieurs Fusina Jacques, Biancarelli Marcu, Vinciguerra Marie-Jean présents lors du débat sur la critique à la Librairie Le Point de Rencontre, le 22 février au soir.

Et que vient-il de se passer ce soir, mardi 15 mars 2011 ? Que vient-il de se passer ? Hein ?

Marcu Biancarelli publie sa liste, commentée, sur son blog (après, ou avant, publication du texte dans La Corse/Votre Hebdo ? je ne sais pas... le savez-vous ?) : cliquez ici pour les découvrir !

La liste en accéléré :
- Pascal Marchetti, "Une mémoire pour la Corse"
- Ghjacumu Thiers, "A Funtana d'Altea"
- Ghjacumu Fusina, "E Sette Chjappelle"
- Jacky Biancarelli, "A Tempara 'lli ghjorna"
- Flavia Accorsi, "Ecce Leo"
- Jérôme Ferrari, "Dans le secret"
- Paulu Desanti, "L'ultimi mumenta d'Alzheimer"
- Marceddu Jureczek, "Caotidianu"
- Pierre-Joseph Ferrali, "Davanti à u focu chì more"
et pour la dixième référence, le choix entre :
- Paul-Michel Villa, "La Maison des Viale"
- Nicolas Giudici, "Le crépuscule des Corses"
- Marie Ferranti, "Les femmes de San Stefano"

Ed avà, aghju da risponde à Marcu Biancarelli : a greva hè finita ! Yeeeeepeeeeeee !....

Mais... il faut maintenant que Ghjacumu Fusina et Marie-Jean Vinciguerra nous donnent leur propre liste ! (Et que bien d'autres - vous-même ? - le fassent aussi !) Ce serait génial !

Avec la liste énoncée par Okuba Kentaro le 21 novembre 2010, nous nous approchons des conditions favorables à une discussion des uns avec les autres.

Pour mémoire, la liste d'Okuba Kentaro (qui certes ne répondait pas exactement à la même demande) :
La terre des Seigneurs, Gabriel Xavier Cullioli, DCL
Le berger des morts, Jean-Claude Rogliano, Belfond

Mazzeri, Finzioni e signadonna, Dorothy Carrington, Piazzola

Le crépuscule des Corses, Nicolas Giudici, Grasset

Ecrire en corse, Jacques Fusina, Klincksieck

Codex Corsicae, Xavier Casanova, Albiana

Nimu, Jean-Pierre Santini, Albiana

Le sentier lumineux, Andria Costa, Albiana

La veuve de l'écrivain, Marie-Jean Vinciguerra, DCL

Malmaison, Paul Milleliri, Albiana

Pace è salute, Paul Milleliri, Albiana

Les saints et les morts, Jean-Louis Tourné, Albiana

Une affaire insulaire, Jean-Baptiste Predali, Actes sud
Cosu nostru, jean-Pierre Arrio, Albiana

Pulitichella, Petr'anto Scolca, Albiana
La madonna di Polsi, Jean-Pierre Orsi, Ancre latine

Les rochers rouges, Arcange Morelli, Albiana

La maison des Viale, Paul-Michel Villa, Piazzola

Rebelles, André Mastor, Albiana

Vir nemoris, Giuseppe Ottaviano Nobili-Savelli, Albiana

Tamo-samo, Jean-Paul Ceccaldi, journal de la Corse

ce n'est qu'un début, etc.

lundi 3 août 2009

Les mots d'une lectrice : Marie-Hélène Ferrari

Vous le savez, l'avis des lecteurs est essentiel pour faire exister une littérature (la littérature corse encore plus, puisque l'institution littéraire est encore défaillante). Je suis donc à la recherche d'avis sur les livres de cette littérature. Sur le forum de Musanostra, Marie-Hélène Ferrari, plus connue comme auteur, rappelait qu'elle avait ouvert sur son site, une rubrique intitulée :

"Livres à lire ou à éviter, critiques"

On pourra trouver les avis - publiés entre le 17 juin et le 10 novembre 2008 - trop brefs, trop secs (accompagnés d'extraits des oeuvres, ils auraient été bien plus riches), trop tranchés.

Mais ces trois "défauts" sont en fait trois "qualités" : ce sont des notes synthétiques, vivantes, enlevées, sincères et personnelles. Ainsi, elles donnent envie d'aller voir les livres ou de répondre si l'on n'est pas d'accord. Et puis il est déjà bon de savoir que les oeuvres corses suivantes (mêlées à des oeuvres non corses) ont été lues et ainsi diversement appréciées :

- "Extrême méridien", Marcu Biancarelli
- "Petit plongeoir vers l'abîme", Okuba Kentaro
- "Piccule fictions"
- "Du texte clos à la menace infinie", Ugo Pandolfi
- "L'exil en soi" de Jean-Pierre Santini

Pour aller lire tout cela : voir ici.

De cette liste, je n'ai lu que le livre de Biancarelli, que j'aime beaucoup (la première nouvelle est extrêmement riche de réflexions, de tonalités variées, de scènes cauchemardesques, de figures inoubliables ; la nouvelle intitulée "Le portefeuille" est pour moi la plus belle). Il faut donc que je lise les autres (qui sont déjà dans ma bibliothèque et qui attendent gentiment !)

N'hésitons pas - à nos moments perdus - à réagir, rebondir, répondre (sur le site de MHF ou sur ce blog, ou bien encore ailleurs !)

samedi 4 avril 2009

Un "récit de lecture", deux !

Le précédent billet évoquait l'idée qu'une littérature est la somme des livres réellement relus...

Mais finalement, je pense que jamais aucun livre n'a été lu (et encore moins relu) : il est proprement impossible de lire un livre. L'auteur ne sait jamais précisément ce qu'il a écrit ni comment... et son lecteur n'en déchiffre jamais que quelques bribes, choisies par son inconscient... et tout cela ira ensuite remuer obscurément un imaginaire qui perce parfois certains de nos rêves (endormis ou éveillés, mais où est la différence ?)... et, finalement, interrogeant le rêveur éveillé ("racontez-nous votre lecture, par pitié !"), quelle plus belle réponse pourrions-nous recevoir qu'un "Ah..." accompagné d'un regard encore baigné de sommeil ?

Est-ce un mal ? Absolument pas ! C'est un fait, tout ce qu'il y a de plus normal. Et le plus fort est que cette situation est largement suffisante pour faire exister et vivre ce qu'on appelle "une littérature". Que nous définirons donc maintenant comme la somme (impossible à faire) des livres réellement (non ou mal) lus. (Rassurez-vous, je suis partisan de toutes les façons de lire, c'est leur variété qui m'intéresse, et la lecture plume à la main - ou clavier sous les doigts - avec prise de notes d'un chef d'oeuvre absolu m'enchante autant que celle effectuée par-dessus l'épaule du voisin sur le "Corse-Matin" du jour dans l'avion Marseille-Bastia...)

Dans tous les cas, cela ne remet pas en cause l'existence de ce blog (pour l'instant...)

Toute cette introduction pour évoquer deux livres qui ont suscité un échange de mails entre Xavier Casanova et moi-même.

Je ne connais pas cet auteur. Il a écrit un livre, "Codex Corsicae", absolument unique par son écriture et son ton (voyez un extrait du livre ici et ici). Que ceux qui l'ont lu (ou mal ou non lu) cliquent sur "(x) commentaires" pour nous raconter cela ! Personnellement, j'avais essayé de le lire, il y a déjà quelques années. Mais c'est un autre livre qui a présidé à notre rencontre numérique : "Petit plongeoir vers l'abîme" car il y a quelques jours je suis arrivé jusque sur le blog de Xavier Casanova et en quête de livres et de littérature, j'ai bien sûr cliqué sur le tag "littérature" et j'ai découvert cette présentation du recueil de nouvelles co-écrit par l'improbable trio Okuba-Amfav-Scolca...

Après lecture, j'ai placé ce blog en lien, je me suis abonné pour être alerté lorsqu'un nouvel article apparaîtrait et j'ai écrit un commentaire. Mon maigre message a finalement abouti à une réponse disproportionnée et étonnante car très drôle et très généreuse : un vrai plaisir !

Avec l'accord de Xavier Casanova, je vous laisse témoin de l'échange (évidemment, l'essentiel est maintenant de lire/relire/mal et non lire "Codex Corsicae" et "Petit plongeoir vers l'abîme" !).

1. L'article de Xavier Casanova à propos de "Petit plongeoir vers l'abîme" (21 juin 2008)

2. Mon commentaire (2 avril 2009)

3. La réponse de Xavier Casanova (3 avril 2009) :

François Renucci,

Merci pour ce commentaire laissé sur ISULARAMA, un blog qui s'est satellisé sur sa propre orbite, distincte de celle de Ci Simu.

Votre blog pourunelitteraturecorse m'a semblé assez participatif pour que je me permette de vous suggérer, avant que vous ayez, sur PLONGEOIR, fait vos propres gloses, de copier-coller mon billet.

Okuba Kentaro mérite bien son entrée dans le monde dont vous essayez de dresser les frontières. Ce petit arrangement avec les temps de lecture-écriture la rendrait immédiate. En attendant…

Si cette proposition vous séduit, répondez-moi sans hésitation : je vous transmettrai par retour de mail le code source du billet, image comprise.

Très cordialement,
Xavier CASANOVA

4. Ma réponse à Xavier Casanova (3 avril 2009) :

Monsieur Casanova,
merci beaucoup pour cette proposition, elle correspond effectivement à l'objectif du blog qui devrait devenir un ensemble de voix et de points de vue.

Mais j'ai une autre proposition à vous faire : le blog "Pour une littérature corse" est fait pour recueillir des "récits de lecture". On peut tout mettre sous cette expression, mais personnellement j'y vois l'occasion de raconter une rencontre entre un lecteur et un livre, donc de faire entrer les circonstances de cette rencontre, les attentes du lecteur, voire l'évolution de ses sentiments et de son point de vue au cours de la lecture et après.

Cela serait vraiment intéressant que vous proposiez un tel "récit de lecture" à propos de "Plongeoir" ; je rajouterais un lien vers votre article sur "Isularama", avec une présentation de ce lien et de ce blog, puis je rajouterais un commentaire après ma propre lecture. Votre récit de lecture n'a pas besoin d'être long, la forme est absolument libre, j'ai essayé de multiplier les formes sur "Pour une littérature corse".

Par exemple au moyen d'un questionnaire :

http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/02/le-vif-du-sujet-de-ce-blog-les-recits.html
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/02/comment-jai-tu-as-nous-avons-lu-1.html

Qu'en pensez-vous ?

Par ailleurs, il faut que je reprenne votre "Codex Corsicae", puis-je vous avouer sincèrement que c'est le genre de livre qui m'attire particulièrement (ironie, richesse des références culturelles, forme originale voire unique qui laisse une grande place à la participation du lecteur, prise en charge avec un point de vue de la réalité corse) mais que je ne suis pas parvenu jusqu'au bout (ou que je n'ai pas encore fait l'effort nécessaire) ; dans mon souvenir j'ai l'impression d'avoir été découragé par la complexité et la subtilité du livre ; donc je n'ai pas été un lecteur à la hauteur ; je vous dis ça mais ne le prenez pas mal, c'est simplement pour vous montrer une (non) lecture parmi d'autres. Il faut que je le reprenne et que je lui accorde cette attention dont parle Virginia Woolf, une attention "avisée, énergique, personnelle et sincère".

Avez-vous eu des échos des lectures de "Codex Corsicae" ? Préparez-vous d'autres publications ?

Y a-t-il par ailleurs d'autres livres corses que vous aimez particulièrement ? ou qui ne vous séduisent pas du tout.

A très bientôt donc !

François Renucci

5. La "Typoscription" de Xavier Casanova (3 avril 2009) envoyée dans un message magnifiquement intitulé "LA RÉPONSE EST EN PDF" : voilà une forme de "récit de lecture" à laquelle je ne m'attendais pas, qui me ravit et qui me fait dire que vraiment il n'y a aucune raison de désespérer ! En plus, grâce aux compétences informatiques de mon correspondant, ce blog s'orne de sa première "image" et cette image est un extraordinaire et très drôle texte cliquable visé par l'Office littéraire de la Corse !
Quelle reconnaissance !

XCtoRENUCCI
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Cliquer ici pour télécharger la page (format pdf).