mercredi 10 novembre 2010

Enfin de l'exceptionnel : poésie corse et Carla Bruni-Sarkozy


Il doit être très rare, dans la vie d'un blog, ce moment magique où le modérateur reçoit un poème si bien troussé, un poème qui fait l'éloge, qui plus est, de la première dame de France, un éloge aussi généreusement offert aux lecteurs, après avoir été, selon les dires mêmes de l'auteur - Monsieur Tancrède Paoletti, poète de Miramas - prononcé en face de la destinataire - Madame Carla Bruni-Sarkozy - lors de la dernière garden party élyséenne que la crise économique ait bien voulu accorder au peuple.

En cette douce nuit, si heureuse et belle de promesses, le modérateur de ce blog que je suis est donc ravi de placer dans ce billet, le poème de Monsieur Tancrède Paoletti.

Bonne lecture (bien sûr).

A Eurynomé

Rêve le ciel de ses nuées vagabondes et mélancoliques,
Et qu’il voie dans tes yeux, le temps qui s’écoule.

Rêve la terre de ses plaines fécondes et bucoliques
Et qu'elle voie dans ton feu, la vie qui déroule

Rêve le feu de ses flammes en embrasement utopique,
Et qu’il voie en ces lieux, l’ardeur qui déboule

Rêve la mer de ses vagues furieuses et fantastiques,
Et qu’elle voie de tes cheveux, la fougue de la houle

Rêve le Zeus à tes côtés, en facondes énergiques
Et qu’il soit Elisée éloignant Baal de la foule

Rêve à tes pieds le monde, Déesse fantasmagorique,
Et qu’il voie, envieux, de l’amour le moule


(La photo.)

40 commentaires:

  1. exceptionnel en effet...

    j'en perds la boule!

    renucci o macagnò!

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  2. Il était tant que la vraie poésie soit enfin reconnue sur ce site dont les égarements me laissaient de plus en plus perplexe !

    Eloge des épanchements dialectaux n'ayant en fait pour cousinage que le sombre braiement de l'âne... Envolée lyrique au moindre soubresaut provocateur d'écrivaillons en mal de reconnaissance... Génuflexions serviles dès lors qu'un modeste professeur de grammaire se voyait décerner le moindre prix poético-agricole...

    Il était tant de redrésser quelque peu le tir, Monsieur Renucci !

    Au moins avec l'ami Tancrède Paoletti, vrai poète injustement absent des blogs et anthologies consacrés à l'art poétique insulaire, le niveau s'élève et la muse jaillit dans son entière magnificence.

    De surcroit c'est avec lui une Corse légaliste et dévouée à ses nobles et vertueux dirigeants qui est mise en avant.

    C'est tellement rare que chaque conversion à cette cause noble et ô combien patriotique n'en est que plus savoureuse. La votre restera dans les mémoires Monsieur Renucci, car j'étais à deux doigts de suspecter en vous quelque vil comploteur subversif !

    Alain Ragoin-Mannarini, directeur de la MJC Miramas.

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  3. Une coquille s'est glissée dans ce texte somptueux : le dernier mot doit être lu au féminin, bien sûr.

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  4. Merci pour vos commentaires. C'est Tancrède Paoletti qui doit recevoir tous les honneurs, bien sûr (car je ne suis pas Tancrède Paoletti, je n'ai pas ses talents, malheureusement).

    Je comprends votre enthousiasme devant l'irruption fracassante de la poésie de monsieur Paoletti mais je suis en désaccord avec les critiques qui l'accompagnent : ce blog veut accueillir la littérature corse dans toute sa variété, ainsi on peut y lire et y évoquer les écrits les plus contestataires ainsi que les plus somptueuses génuflexions devant le Pouvoir... et pourquoi pas ? Il y a bien du génie dans la littérature de commande et dans la littérature officielle (je pense notamment à ce double sens - merci Maître Capello pour avoir ainsi éclairé ma lanterne - du mot final, alliant si subtilement arts plastiques et malacologie) : voyez le peintre David, le poète Malherbe, le trublion Biancarelli.

    Que c'est beau, la biodiversité.

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  5. ah si vous connaissiez ma poule ..

    Nicò

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  6. M. Renucci
    je suppose que vous feignez l'admiration pour provoquer enfin le tumulte des messages qui éblouira le ciel de ce blog, trois souvent confiné, stratifié même, entre trois grandes roches de la fascination littéraire.
    Car je ne peux croire à un sens esthétique qui serait tant perverti.
    Soit M. Tancrède se prétend poète, et dans ce cas, au cours de ses études, il a raté complètement l'option vingtième siècle.
    Qu'il ne s'en émeuve point trop, le dix-neuvième siècle l'eût assassiné.
    Soit M. Tancrède joue avec votre bienveillance, coupable en l'occurrence, et il faut tout suite rompre avec cet homme, faute d'être inondés de textes du même acabit.
    Emphase hors de propos, approximation coupable des images (ardeur déboulante), rythme imprécis (et non pas impair), binarité des sonorités avec cet impressionnant de l'amour le moule que Racien lui-même, pourtant bien nécessiteux de vocabulaire, n'eût point osé. Bref, c'est au mieux du mauvais Bachelard, au pire du bon Florent Pagny.
    Au plaisir de plus relire M. Tancrède
    Amicalement
    Okuba

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  7. Merci pour les commentaires.

    Je ne peux évidemment pas oser imaginer répondre au message du roi actuellement au pouvoir.

    Par contre, je réponds à Okuba, qui a percé à jour toutes les contradictions de ce blog, toutes mes malignités, toutes mes faiblesses. Et en plus, il propose une analyse définitive de ce poème qui, je le répète car c'est le seul adjectif qui n'ait pas été commenté, est et ne peut que rester "exceptionnel".

    Très amicalement.

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  8. Francescu-Micheli Durazzo10 novembre 2010 à 22:43

    A cette plaisanterie qui montre par l'absurde les limites de ce qu'on peut appeler littérature corse de langue françaises, qui prétend démontrer qu'il ne suffit pas de s'appler Tancrède pour être poète, ni Paoletti pour être corse, bref que Trancrède Paoletti n'a rien à faire sur ce site, je pense que la seule réponse serait de proposer un poème corse :
    En voici un, extrait de mon Libru di i culori que j'ai appelé "rouge", mais qui aurait pu avoir pour titre "Lighjindu Umeru" "En lisant Homère" (pueta più degnu, mi pari, di ispirà l'estru pueticu chè a moglia di tutti issi prisidenti di a santa tarra):

    Russu

    Stracatu annnant’à l’arba di un pratu purtughesu,
    mi lighjiu Umeru è curriu davanti à Ettaru.
    I mura di Troia tuccaiani u celi
    ch’e invucaiu indarru in cerca di Atena.

    Rivicu u soli tramezu à i me palpebri,
    à ochja chjusi in l’incendiu di a fantasia.
    Trà fini canaletti, sintiu palpità u sangui,
    cusì dulci mi si paria a morti annant’à issa rena frisgia.

    I soli d’istati mai ùn ani scacciatu
    l’adori di u sangu, u fracassu di l’armi
    chì tinsini i me sonnia
    spapersi annant’à i prati assiccati.


    Rouge

    Étendu sur l’herbe d’un pré portugais,
    je lisais Homère et je courais devant Hector.
    Les parois de Troie touchaient le ciel
    que j’invoquais vainement en quête d’Athéna.

    Je revois le soleil à travers mes paupières,
    yeux clos sur l’incendie de l’imagination.
    Entre de très fins vaisseaux, je sens battre mon sang,
    la mort semblait si douce sur ce sable phrygien.

    Les soleils d’été n’ont pas dissipé
    l’odeur du sang, le fracas des armes
    qui teignirent mes rêves
    répandus sur les près asséchés.

    Aiò o puè di tutti i canti di a Corsica, di inghjò o di insù, deti a voscia, ancu vo!"

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  9. Comment ça trublion !!!

    Monsieur Renucci, vous recevrez par message privé, outre mon gant, les modalités de notre prochaine rencontre.

    Je vous prie donc de choisir dores et déjà vos témoins.

    MB

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  10. Un petit hommage en patois à Monsieur Paoletti.


    Sunnieghja u celu di ‘ssi nuli erranti, carchi à malincunia
    È chì in li to ochji u tempu vede corre

    Sunnieghja a tarra di e stese feconde, infinita campia
    È chì in lu to focu, a vita brusgia l’ore

    Sunnieghja u focu di ‘sse fiare à scaldà d’uttopia
    È ch’ellu vede quì sbuccà ci tantu ardore

    Sunnieghja u mare l’ira di e cavallate, mosse di fantasia
    È chì in la to chjoma, marosu ci hè, in furore

    Sunnieghja u Zeus à u to fiancu, criendu una cria
    Ch’ellu fussi Eliseu, è à Baal dà chjarore

    Sunnieghja u mondu stracquatu à i to pedi, dea di maraviglia
    È chì vede, abbramatu, a forma di l’amore

    JYA

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  11. FMD, grazie pè issu puema ; aghju da scrive qualcosa nant'à l'altri puemi di issu "Libru di i culori", publicati ind'è u numeru 44 di a rivista "Nu(e)" ; quandu serà publicatu u libru ?
    (Mi piace "l'incendiu di a fantasia"...)

    MB, mes témoins sont la Littérature et la Corse, oui, monsieur et je leur offre avec joie ma misérable existence en holocauste, grâce à vous. Soyez béni.

    JYA, magnifique transmutation de la boue en or ! Mais on perd toute la subtilité malacologique finale ! Encore merci tout de même.

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  12. Ben ouais...atteignons-nous les sommets où nous enlisons-nous dans les abysses insondables...?
    Je demeure dubitatif, c'est la raison pour laquelle je ne m'énerverai même pas ! La seule chose drôle est qu'on puisse imaginer F.X.R en subversif ...Je vais me méfier désormais... Car en fait, à mon sens , le vrai subversif serait plutôt M. Tancrede Paoletti et en cela, ne serait-ce que pour cela, il m'est quelque part sympathique.

    N. Paganelli

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  13. Au début de lire ce poème de T.Paoletti,"Euronymé",au titre seul,je me suis dit que j'allais faire un tour dans le Parnasse.
    J'ai tout de suite arrêtè.Les rimes sont pauvres,affreusement primaires,les adjectifs lourds,les comparaisons obèses......J'ai senti sourdre la colère de certaines tombes,en ce mois des morts, de Maîtres Parnassiens.Il y'en a parmi elles certaines de Maîtres de poésie de salon,celles là aussi.
    J'ai quand même fouillé les mémoires d'Hésiode,Homère en passant par Pausanias et Cicéron pour retrouver une Muse que j'aurais oubliée.Mais rien ,à moins qu'Euronymé ne soit la fille inconnue de quelque Pythie ou vestale (Sourire) ?
    Une descendance de l'Egérie de Numa Pompilius ? citée par TITE-Live et Ovide,pas moins.
    Mais on ne peut laisser paser les termes d'un certain commentaire :De quel droit et de surcroît un directeur de MJC peut-il écrire:"..Eloge des épanchements dialectaux n'ayant en fait pour cousinage que le sombre braiment de l'âne..."? Ce Monsieur doit se tromper de famille!
    Pour finir j'irai plus loin qu'Okuba,ce n'est hélas! ni du mauvais Bachelard pas plus que le pire du pire de Pagny,c'est tout simplement ailleurs.Un ailleurs qui a à voir avec quelque chose qui n'est certainement pas d'ordre poétique.
    Je salue les interventions de F.M. Durazzo et de JYA surtout pour les avoir si brillamment exprimées en "patois".
    Merci François pour cet"exceptionnel" divertissement.
    Cordialement P.Bacchelli

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  14. Merci à vous tous, vous avez bien senti combien la littérature corse pouvait proposer le pire et le meilleur, les canulars et les oeuvres sincères !
    Donc, merci à Tancrède Paoletti, aussi.

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  15. Bonjour.

    Je suis Gédéon Vernier-Paoletti, neveu de feu Tancrède Paoletti, poète bien connu dont le nom est ici usurpé et la mémoire souillée, notammant par certains commentaires irrespectueux et débordant de fiel dont mes avocats se chargeront de tirer réparation.

    Je vais vous le faire fermer, moi, votre blog de pitres !

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  16. Hè vera chì manca qualcusella...


    È sunniemu tutti d’esse un ghjornu esperti di malacologia
    È coglie à pasponi, di a to natura un fiore

    JYA

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  17. Que de bassesse en ce monde ! Que de jalousie ! Que de vilenie !
    Mais vous ne trompez personne, messieurs, et les admirateurs de M. Paoletti voient clair dans votre jeu : vous défendez le pré carré de votre médiocrité et que pourriez-vous faire d'autre ? Dès que le génie pointe le bout lumineux de sa plume, vous vous sentez renvoyés à votre petitesse et vous ne le pardonnez pas ! Foin des Paganelli, Bachelli, Durazzo et autres Okuba : tout leur zèle de charognards du talent ne pourra ternir l'éclat éblouissant des vers de notre cher M. Paoletti. C'est la Muse elle-même qui y dévoile la beauté de ses mamelles nourricières ! Je vous laisse à votre impuissance, Messieurs ! Fi ! Fi ! Fi !

    Roselyne Poutou-Maroselli, retraitée lettrée, Miramas

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  18. Moi, M. Renucci, ce ne sont pas les vers de M. Paoletti qui me laissent songeur mais la syntaxe, pour le moins exotique, dont nous régale le piteux Bacchelli dans cette phrase : "De quel droit et de surcroît un directeur de MJC peut-il écrire:.."
    Retournez donc à vos chères études, M. Bachelli, vous les avez quittées trop tôt ! Et n'insultez plus le poète triomphant !

    Je ne vous salue pas ! Et vous savez ce qu'elles vous disent, les MJC ?

    Alain Ragoin-Mannarini

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  19. Stéphane Mallachamè11 novembre 2010 à 13:59

    La lecture de vos commentaires achève de me convaincre que la sodomie passive est un moyen honorable de passer le temps, finalement !

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  20. La rédaction de Blog-Matin, par mon intermédiaire, présente ses plus plates excuses aux familles Paoletti, Vernier, Poutou, Maroselli, Ragoin et Mannarini, Bacchelli, Durazzo, Biancarelli, Okuba, Paganelli, ainsi qu'aux MJC, si valeureuses dans la promotion de la culture lettrée en France. Blog-Matin se désolidarise évidemment des propos qui ont pu choquer ces honorables familles.
    Nous reconnaissons que Poésie et Pouvoir sont des domaines sacrés dont on ne s'approche pas impunément, nous venons d'en faire l'amère mais fructueuse expérience.
    Monsieur Mallachamè, nous essaierons par la suite de proposer des commentaires qui soient à la hauteur de vos loisirs les plus chers.
    Nous retiendrons de ce (trop) bref échange la preuve de la vitalité créatrice et critique du champ littéraire corse. C'est empli de cette foi réconfortée que nous nous préparons à goûter dans les bras de Morphée le si mérité repos du guerrier des mots.
    Good night, and good luck.

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  21. Nous avons oublié dans le message précédent de remercier chaleureusement JYA d'avoir ainsi retravaillé sa traduction en en ouvrant son vocabulaire aux fleurs de rhétorique marines !!

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  22. Yes! un duel, un duel!!

    au moins il se passe quelque chose sur ce Blog : 23 coms o figioli!!!


    Ann O'Neam

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  23. bonsoir,
    je sui venue voir votre blog parce que ma collègue de la bibliothèque m'en a parlé. j'ai bien aimé le poème de monsieur paoletti. et puis de lire tout ça, ça fait bien penser que beaucoup de gens se prennent pour des poètes et quelques uns pour ce qu'ils sont
    en tout cas, merci pour le moment de lecture
    Mireille Rosi ( bibliothèque de thionville ! eh oui! des exilés partout)

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  24. Mr Rénucci,

    De retour de cure, je découvre ce billet.
    L’amertume a vite succédé à la joie. J’ai cru déceler dans votre présentation une pointe d’ironie malvenue. Mais cela n’était rien comparé aux commentaires de tous crins accompagnant ce billet.
    Un déferlement de crachats. Censeurs, donneurs de leçons, professeurs paternalistes adeptes du « moi je « en profitant pour se faire mousser, commerciaux-medecins-accoucheurs de poèmes, chirurgiens de la syntaxe et j’en passe, se sont succédé à la barre.
    Le tout empaqueté dans vos propres commentaires, Mr Renucci.
    Quelle bassesse, quelle mesquinerie, quelle petitesse.
    Mais au fait qui sont-ils ces procureurs ?
    Des lettrés parmi les plus renommés ? Des poètes parmi les reconnus ? Des écrivains parmi les plus primés ? Une cohorte de la fine fleur ayant quitté le Panthéon de la littérature pour venir se répandre en ces lieux ?
    Ou ne sont ce pas plutôt des adeptes d’un onanisme littéraire s’auto congratulant dans leurs propres blogs ? Des critiques ayant fait l’école hôtelière, au vu de leur faculté à se servir la soupe mutuellement.
    Des frustrés confondant les œuvres qu’ils ont la prétention de juger, avec leur médiocre écriture.
    À l’image de ces présentateurs télévision se mettant en scène, oubliant que les vedettes sont les gens qu’ils reçoivent et non eux.
    Alors de grâce messieurs cesser d’astiquer votre plume.
    Pour en finir je ne peux résister , et vous envoie ce florilège . je ne doute pas que ces « vers » ont été l’objet de dithyrambiques critiques sur vos blogs respectifs :
    J'arrivais alors à entendre le rut long
    d'une citerne, et les reflets des rêves violents
    d'une femme dévalaient en moi comme un jardin.
    Qu'ai-je fait à ma langue ? L'ardeur de ma main
    est poreuse.
    Regarde ! mon chagrin, cette fougue en pantoufle
    qui marche en moi. Regarde !
    Ce maquis noué dans ma gorge en autant de
    torons qu'aucun sel à l'épissoir agile ne défera.
    C'est mon île sous l'horizon des yeux où les
    soirs emblavent les ombres.
    Il est mort
    Et la pierre ne sera plus la même
    Il est mort
    Et l’eau n’est plus vagabonde
    Il est mort
    Et un bruit d’enfer assaille la tête
    Il est mort
    Et le vent s’est levé
    Plus fort que d’ordinaire
    Essayant de dire à l’herbe quelque chose
    Que nous ne pouvons comprendre


    Mais j’ai déjà été trop long, un mot aurait suffi: mépris.
    Mr Rénucci, je vous attends néanmoins, ainsi que vos acolytes, les 27 et 28 novembre, à partir de 18h30, pour un apéritif poétique.

    Paoletti Tancrède . Poète ne faisant pas partie de la meute. Miramas.

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  25. Chère Ann O'Neam,
    (je viens de perdre un précédent commentaire vous répondant, ah qu'il était bien troussé, mais je n'ai pas la force et le temps de recommencer, quel dommage ; voici une belle définition de la littérature corse, non ?...).

    Madame Rosi,
    merci de votre passage. Je souhaite que vous puissiez développer la présence de la littérature corse à la bibliothèque de Thionville, que je ne connais pas encore. Cordialement.

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  26. Guglielmacciu Apollinariu di Cuccu-Ruzzu11 novembre 2010 à 19:28

    O Sgiò Renucci, eccu una bedda puesia !


    Hercule et Omphale

    Le cul
    D'Omphale
    Vaincu
    S'affale

    - " Sens tu
    Mon phalle
    Aigu ?

    - " Quel mâle !...
    Le chien
    Me crève !...
    Quel rêve ?...

    -... Tiens bien ?"
    Hercule
    L'encule

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  27. Merci infiniment pour ce rappel poétique, extrait des "Onze mille verges", c'est bien cela ? Cela me fait penser que j'ai bien envie de lire cet ouvrage depuis bien longtemps.
    Je rappelle aussi qu'Apollinaire fut très ami (Marie-Jean Vinciguerra en parle très bien dans ses "Chroniques littéraires", publiées cette année chez Alain Piazzola) avec un Campilais, Ange-Toussaint Luca ! Eh oui.
    Donc, encore merci (on remarquera qu'il y a une recherche quasi anagrammatique sur le nom de cet ami corse dans le poème proposé, non ?).
    Des horizons inouïs s'offrent à nous...
    La littérature corse, c'est ça... ou bien, la littérature corse, elle est là... entre le 27ème et le 28ème commentaire du 341ème billet d'un blog qui rêve la littérature corse... ùn ci capiscu un acca !

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  28. Alors donc, pas un mot de mon outrecuidance
    Pas un reniflement, même pas une flatulence
    De vous le grand Tancrède, de l’immense poète
    J’attendais « ho, ho, ho » et puis, quelques pouêt, pouêt

    Vous préférez sans doute, dans des bazars cosy
    Déclamer vos quatrains, car la brune y sourit
    Moi, comme Ismaël le disait à Moby
    Je vous le dis aussi, c’est assez mon ami !

    Je sais bien que j’écris de fort piètre manière
    Et qu’un pied souvent manque à ma rime vulgaire
    N’ayez point d’inquiétude, je ne l’ai pas perdu
    Ne le sentez vous pas, tout contre votre cul ?

    Mais arrêtons les frais, allons à l’essentiel
    N’ayant pas pu gouter l’amer de votre fiel
    Je crache sur le sol plutôt qu’à votre face
    Et d’un ton méprisant je vous dis : mì* ramasse !

    *Interjection propre au patois de l’île de Corse équivalent de « vé » en langue miramasséenne.

    JYA

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  29. et Zeus ce serait le nain???


    Hon Anism

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  30. J'adore...

    ça tourne à du Cyrano de Bergerac. C'est bien.

    Tancrède relèvera-t-il le gland ? Je veux dire, euh... mais vous avez compris.

    Cavaglieri di Mirvella

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  31. Les aboiements continuent manifestement . Il est vrai que les roquets en sont réduits, pour exister, à de perpétuels jappements hargneux. Enflent leurs glapissements. Les verrions-nous sinon ? Feue mon épouse avait un caniche abricot qui, lui, outre ses hurlements acariâtres et ses sournois mordillements de jarrets, avait une singulière façon de sortir de l’anonymat en prenant de l’age : il urinait partout.
    Voilà donc que l’on fait donner les poètes du Bouse land qui, eux, crachent au vent, frustrés qu’ils sont qu’on ne les ait remarqués. L’incontinence verbale est tout aussi déplorable.
    Un peu de tenue, jeune homme, car je suppose et espère que c’est le manque de sagesse qui vous fait parler ainsi, je croyais qu’en notre pays, on respectait les personnes âgées. Qu’aurait pensé votre grand-père si l’on lui avait, même virtuellement, manqué de respect de la sorte ? Aurait-il apprécié vos : « Ne le sentez vous pas, tout contre votre cul ? « « Je crache sur le sol plutôt qu’à votre face « ?
    J’ai souvenance, qu’en un temps pas si lointain, on avait un peu plus d’estime pour les cheveux blancs. Point n’est besoin de se gargariser de « langue corse » si de la Corse vous en avez omis, j’allais dire vomi, l’essentiel : ses valeurs.
    Alors gardez vos poésies rances pour amuser la galerie, cessez par exemple de confondre Rostand avec roustons, et si votre bannière est ornée de la tête de maure, ne vous comportez pas pour autant en jeune de ces banlieues .
    Je n’interviendrai plus sur ce sujet, Mr Rénucci. Reprenez les rênes que diable.

    Paoletti Tancède. Poète n’ayant pas oublié la fougère. Miramas.

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  32. Voilà, le Tancrède superbe, le Tancrède que j’aime
    Mon crachat d’hier soir, je ramasse moi-même
    Et m’en frotte la face, toute rouge de honte
    Pour effacer l’erreur de ma dernière ponte

    Mais je dois préciser, il le faut bien Messire
    Que mon grand père, lui, en aurait dit de pires
    Je le cite : « Touchez à mon cher petit fils,
    À une croix, de suite, je vous cloue, je vous visse ».

    C’était mon dernier mot Jean-Pierre.

    JYA

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  33. J'ai tant étraube de fages alaisis
    Que je n'en plus pouvoir argelutir:
    Comment saisir les fasses a toupir ?
    En etraisant l'urine des joues de ris...

    Ah la poésie d'autrefois...

    Le Professeur

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  34. Ai -je remonté le temps? Suis-je dans un salon digne de Madame de Sévigné? Que de mots bien écrits! Que de réparties légères et drôles! J'ai honte, soudainement de me manifester sur ce blog. Non je ne peux écrire en vers, non je ne peux écrire en Corse...Mais qu'il est réjouissant de vous lire! Je m'incline face à de tels talents. Je n'oserais plus jamais prendre la plume. Il me doit de faire profil bas, et faire ce que j'ai toujours fait: écouter , lire et observer. Quant à m'immiscer dans un débat aussi relevé, cela n'est malheureusement qu'un rêve lointain... Laissez moi donc applaudir, je ne serais que la spectatrice de vos envolées.
    Sachez, de plus que je suis parfaitement sincère. Point de second degré ni de moquerie. Je craindrais trop vos railleries auxquelles je ne saurais répondre...Ayez donc pitié et ne soyez point cruels, laissez moi en dehors de tout échange, ne me prenez pas à partie; je ne pourrais me défendre.

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  35. JE me dois de faire profil bas...
    Quelle faute terrible...Ah, Monsieur, corrigez s'il vous plait. Le rouge envahit mon front, je m’apprête à subir vos douloureuses piqûres, contre lesquelles je ne pourrais rien. Je réclame l'indulgence! L'indulgence d'un jury impitoyable et sévère,d'une assemblée sûre de ses savoirs. Ah, de grâce,veuillez pardonner à une personne modeste,qui n'a voulu que montrer son admiration...

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  36. "il est mignon monsieur Pignon
    il est méchant monsieur Brochant"...;-)

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  37. La Poésie n'est pas faîte pour cirer les bottes de qui que ce soit . Quand elle devient servile , elle n'a que des allures de beautés fausses , c'est comme une absolue trahison de sa Quintessence ; Il existe ainsi à foison des supposés poèmes qui en vérité ne font que la trahir ... La Poésie !... Mais s'il ne s'agit que d'un exercice de style afin de tuer le temps , alors pourquoi pas ...

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  38. Renucci François-Xavier29 août 2012 à 14:21

    Laurence, le poème de Tancrède Paoletti est un canular. Sous ce nom imaginaire se cachent plusieurs personnes qui s'amusent ainsi à brocarder certains travers, plus ou moins détestables (esprit étriqué, prétention, racisme, etc.) de façon comique et souvent au moyen d'habiles pastiches.

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