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jeudi 27 janvier 2011

Livre de chevet (2) : "Extrême méridien", de Marcu Biancarelli


Reçu ce matin (oui, c'était dans le message contenant les propos sur "La terre des Seigneurs" ; donc, encore, merci infiniment à l'anonyme envoyeuse), cette évocation du recueil de nouvelles "Extrême méridien", de Marcu Biancarelli (éditions Albiana) ; bonne lecture, bons échos :

Avant ce livre corse de chevet, vers l'automne, un livre Corse m'a empêchée de dormir, "Extrême Méridien" de Marcu Biancarelli. Là, sidération, sub excitation, je découvre la certitude qu'il me faut arrêter de ne lire que des auteurs morts, j'avais trop lu de vivants mauvais et fades, depuis 20 ans j'avais renoncé et la contemporanéité d'un auteur me faisait le fuir, à l'exception d'une femme Russe. Sidération, je découvre cette écriture, c'est réellement un choc, la première nuit je ne dors pas pour lire, la seconde nuit je ne dors pas pour réfléchir, celles qui suivent je ne dors pas en imaginant le temps perdu et comment tenter d'arrêter les dégâts et de laisser passer de tels textes sans les avoir lus.

(la photo)

Livre de chevet (1) : "La terre des Seigneurs", de Gabriel-Xavier Culioli


Reçu ce matin, merci infiniment à l'anonyme envoyeuse, ces quelques propos concernant les "livres de chevet" dont il fut question dans un précédent billet (voir ici) :

Bonjour,
pendant un mois mon livre de chevet corse a été "La terre des Seigneurs" de Xavier Culioli (DCL éditions), un mois car je le lisais à petites gorgées. Au début, la sensation d'un écrit "régionaliste" et familial m'a tenue un peu à distance de mon grand plaisir de lire. J'avançais réservée, j'aime les écrits de très grandes régions, la littérature Russe ou Américaine par exemple, là... Et puis je me suis laissée glisser, comme un enfant qui reviendrait dans le ventre de sa mère, dans le ventre de la terre de l'histoire familiale. Ce livre a fait des liens, a fonctionné sur ma propre histoire un peu comme une greffe de peau, ce récit familial a été comme un petit greffon qui en place pendant un mois a produit des liens dans mon intime histoire.


Peut-être voudrez-vous réagir, rebondir, dériver ?

(la photo)

dimanche 23 janvier 2011

Livre de chevet : présentation de la série


Je propose ici à tous ceux qui le voudront bien, de désigner leur livre (corse) de chevet...

Qu'est-ce qu'un "livre de chevet" ?

Je propose ces trois définitions :
- (type 1) c'est peut-être le livre qui, sous l'impulsion du moment, se trouve être régulièrement sous notre main, au haut de la pile, à la tête de notre lit, qu'on lit aujourd'hui, capté, captivé ou qu'on se réserve le soir, histoire de voir, de quoi il retourne...
- (type 2) c'est peut-être le livre qu'on chérit par-dessus tout, celui dont on parle à tous, qu'on offre même, qu'on révère, qu'on relit, et qu'on manipule, sans cesse...
- (type 3) c'est peut-être ce livre souvenir, si bien oublié ou si bien assimilé, peut-être matériellement disparu, introuvable, sinon en nous, celui peut-être auquel on voudra très fortement penser lors des derniers instants de conscience, et emporter, dans la mort...

Je recevrai avec un immense plaisir vos messages, que je publierai ici, sous votre nom, votre pseudonyme ou bien sans nom aucun : l'important, c'est le livre ainsi mis en valeur, et proposé aux yeux de tous. Je rappelle : il s'agit de donner ainsi à voir la littérature corse telle qu'elle est réellement lue et aimée, afin de partager nos visions, parfois contradictoires ; toutes les langues sont les bienvenues, tous les types de livres, de toutes les époques.

Bientôt, un nouveau billet pour évoquer un de mes livres de chevet, du type 1 ("Derrière le fleuve", de Joël Bastard, éditions Al Manar, 2010 ; ah oui, vous avez vu, ses textes seront lus, ainsi que ceux de Stefanu Cesari, par Alain di Meglio et Norbert Paganelli, à l'invitation de Jean-François Agostini et de la bibliothèque de Levie : encore une merveilleuse opération coup de poing de l'extrême sud ! J'espère seulement que vous y serez nombreux à vous régaler et que les pauvres gens comme moi qui ne pourront y être auront droit à un compte rendu détaillé : textes lus, par qui, comment, réactions du public, ambiance, sourires, soupirs, hurlements, fauteuils cassés ou ronflements ? Je veux tout savoir !)

A vos claviers, amis lecteurs, buveurs illustres et bienveillants !

(la photo)