vendredi 5 juin 2009

Amateurs !

Demain, viendra une page de Francesco Ottaviano Renucci (nous ne sommes pas parents, je ne sais pas d'ailleurs, mais qu'importe, sa figure m'importe beaucoup de toute façon) : le chapitre 6 de ses "Memorie".

Ce soir, j'ai lu ceci (Télérama 3099 du 3 juin 2009) :

Comment, dans le domaine culturel, un système contributif peut-il fonctionner ?

Les industries culturelles ont fabriqué un consumérisme culturel qui est incompatible avec une véritable expérience artistique et intellectuelle. Nous voyons donc apparaître là aussi, avec les nouvelles technologies culturelles, d'autres comportements face aux oeuvres, aux arts et aux savoirs sous toutes leurs formes. Des communautés de passionnés se forment, échangent des savoirs et reconstituent une faculté de juger. Le public est la nouvelle avant-garde : c'est lui qui inventera les institutions culturelles de demain. Dans cet esprit nous avons développé à l'Institut de recherche et d'innovation le logiciel Lignes de temps, qui est désormais en usage dans des universités et des écoles d'art du monde entier. Ce logiciel permet d'analyser des films (ou d'autres oeuvres, spectacles, colloques...) et de constituer un appareil critique autour duquel se forme un réseau de cinéphiles. Il y a cinquante ans, la politique culturelle de Malraux était destinée à former des amateurs d'art, et non des consommateurs de culture. Les technologies culturelles et l'économie de la contribution revalorisent cette figure de l'amateur - c'est-à-dire du public capable de discerner et d'apprécier.

C'est Bernard Stiegler, philosophe, qui répond à la question. (C'est moi qui souligne avec du rouge).
Deux sites développent cette pensée :
Ars industrialis
Institut de recherche et d'innovation

Elle a tout à voir avec ce blog de lecteurs (et bien d'autres sites et blogs) ! Non ?


2 commentaires:

  1. Iè! Pare di definisce u spiritu è i scopi di u to Blogu!

    Iè, u numericu mi pare una scianza : à cantu à tante scimizie ch'ellu sviluppa, permette dinù una spezia di "demucrazia culturale", fora di l'elitisimu tradiziunale...

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