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jeudi 25 juin 2009

Qui identifiera les textes ici mêlés, et l'effet de ce traitement ?

Le hall d'arrivée de l'aéroport d'Aiacciu (Campu di l'Oru), tard le soir.

Vers le commencement du mois de mars de l'année 1841, je voyageais en Corse.

Musique.

Rien de plus pittoresque et de plus commode qu'un voyage en Corse : on s'embarque à Toulon ; en vingt heures, on est à Ajaccio, ou, en vingt-quatre heures, à Bastia.

Les passagers du vol précédent (le Choeur) se dirigent vers la sortie.

Là, on achète ou on loue un cheval : si on le loue, on en est quitte pour cinq francs par jour ; si on l'achète, pour cent cinquante francs une fois payés.

Ils sont gris.

Et qu'on ne rie pas de la modicité du prix ; ce cheval, loué ou acheté, fait, comme ce fameux cheval du Gascon qui sautait du pont Neuf dans la Seine, des choses que ne feraient ni Prospero ni Nautilus, ces héros des courses de Chantilly et du Champ de Mars.

Des silhouettes indistinctes.

Il passe par des chemins où Balmat lui-même eût mis des crampons, et sur des ponts où Auriol demanderait un balancier.

Certains sont accueillis par leur famille, d'autres regardent autour d'eux avec anxiété.

Quant au voyageur, il n'a qu'à fermer les yeux et à laisser faire l'animal : le danger ne le regarde pas.

Les haut-parleurs diffusent des messages pour ceux qui ont été séparés, ou dont la famille est en retard.

Ajoutons qu'avec ce cheval qui passe partout, on peut faire une quinzaine de lieues tous les jours, sans qu'il vous demande ni à boire ni à manger.

Quelques personnes tiennent des écriteaux avec, en grosses lettres, le nom d'un individu ou d'une compagnie.

De temps en temps, quand on s'arrête pour visiter un vieux château bâti par quelque seigneur, héros et chef d'une tradition féodale, pour dessiner une vieille tour élevée par les Génois, le cheval tond une touffe d'herbe, écorce un arbre ou lèche une roche couverte de mousse, et tout est dit.

Des voyageurs s'arrêtent pour les étudier et certains trouvent celui qu'ils cherchaient.

Quant au logement de chaque nuit, c'est bien plus simple encore : le voyageur arrive dans un village, traverse la rue principale dans toute sa longueur, choisit la maison qui lui convient et frappe à la porte.

Parmi cette foule, une femme (Lydia) se détache nettement par les vêtements aux couleurs vives et à la dernière mode qu'elle porte.

Un instant après, le maître ou la maîtresse paraît sur le seuil, invite le voyageur à descendre, lui offre la moitié de son souper, son lit tout entier s'il n'en a qu'un, et, le lendemain, en le reconduisant jusqu'à la porte, le remercie de la préférence qu'il lui a donnée.

Elle tient une grosse valise à la main.

De rétribution quelconque, il est bien entendu qu'il n'en est aucunement question : le maître regarderait comme une insulte la moindre parole à ce sujet.

Elle s'est arrêtée et regarde les différents écriteaux.

Si la maison est servie par une jeune fille, on peut lui offrir quelque foulard, avec lequel elle se fera une coiffure pittoresque lorsqu'elle ira à la fête de Calvi ou de Corte.

Un homme d'affaires, portant lui aussi un costume très distinct, la dépasse.

Si le domestique est mâle, il acceptera volontiers quelque couteau-poignard, avec lequel, s'il le rencontre, il pourra tuer son ennemi.

On entend un coup de feu.