"Ah c'est bien, parce que moi, tout de même, je préfère le livre ; Internet pour moi c'est le travail, la lecture est rapide, peu approfondie."
C'est ce que vient de me dire un ami, à la sortie de l'école.
"Bien sûr", répondis-je. (Vous vous en doutez, je venais de lui apprendre que bientôt paraîtrait sous forme de livre solide fait pour la main de l'homme une petite partie de ce blog, voir billet suivant).
Et c'est vrai que, à côté d'expériences qui permettent d'avoir accès à des oeuvres strictement numériques, jouant des possibilités de ce média (voir publie.net par exemple), la plupart du temps la littérature présente sur le Net présente un aspect moins attirant... Mais par contre, quel propagateur que le Web ! Pour la littérature corse aussi bien que pour n'importe quel sujet (visiblement essentiellement : les publicités et arnaques ; le sexe ; les blablas des réseaux sociaux).
Deux exemples littéraires corses :
1. Sur "Invistita", un article daté du 27 avril 2010 de Norbert Paganelli à propos de Paul Vincensini (1930-1985), poète, propagateur de poésie. Que lis-je ? Que ses textes sont introuvables, que Norbert a pu consulter deux gros volumes, qu'il en a extrait quelques poèmes et que nous pouvons tous les lire, en français comme en corse. Bref que la littérature, malgré tout, fait son office. Donc nous attendons la réédition avec plaisir, aux éditions L'arbre à paroles !
Moi-même, je me permets de transfuser ici un de ces poèmes :
T'es fou
Tire pas
C'est pas des corbeaux
C'est mes souliers
Je dors parfois dans les arbres.
2. Le 7 février 2009 (dans un billet qui liait déjà - étrange - le site "Invistita" et celui de "A Piazzetta"), j'évoquais les deux articles du blog scherzosu in lingua corsa, "A Piazzetta", qui évoquent de près ou de loin la chose littéraire corse... Eh bien, voilà le troisième !! C'est à propos de la twiterrature, et quelles sont les oeuvres corses citées dans l'article et dans les premiers commentaires ?
Roulement de tambour :
- "Pesciu Anguilla" (Dalzeto)
- "Mal'Cunciliu" (Rogliano + Poletti)
- "51 Pegasi" (M. Biancarelli)
- les noms de Thiers, Fusina, Coti
- "U dettu di l'etima", Ghjiseppu Sicurani
- "Septième ciel" (Thiers)
- "Tempi Fà" (Pierre-Jean Luccioni)
- "A Funtana d'Altea" (Thiers)
A vous de jouer pour compléter la liste - avec ou sans moquerie ! (D'ailleurs, il me semble que les oeuvres en français sont aussi possibles, puisqu'il est question de "Mal'Cunciliu"...)
3. Conclusion : voilà de quoi susciter encore une fois nos souvenirs, nos envies, nos curiosités. Racontons-nous nos lectures, ici ou là !
Ce blog est destiné à accueillir des points de vue (les vôtres, les miens) concernant les oeuvres corses et particulièrement la littérature corse (écrite en latin, italien, corse, français, etc.). Vous pouvez signifier des admirations aussi bien que des détestations (toujours courtoisement). Ecrivez-moi : f.renucci@free.fr Pour plus de précisions : voir l'article "Take 1" du 24 janvier 2009 !
Affichage des articles dont le libellé est A Piazzetta. Afficher tous les articles
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mardi 27 avril 2010
dimanche 11 avril 2010
Et le troisième but... / AJAMI
Visitant régulièrement le fameux site de A Piazzetta, je tombe sur le billet consacré au match Bastia-Angers, je regarde les images du résumé vidéo, je vois les quatre buts du match (le premier par Angers, les trois autres par le SCB, deux de Xavier Pentecôte et le dernier de Pierre-Yves André).
Et puis je clique sur le lien qui renvoie vers le commentaire du journaliste de RCFM (je n'ai pas son nom, c'est dire si je ne suis ni spécialiste du foot, ni supporter émérite du légendaire club de foot de la Corse).
Tout le monde sait que le SCB risque de changer encore de division et de descendre en National. C'est un drame, puisque ce club incarne la Corse et a écrit des pages magnifiques de l'histoire insulaire (je ne me hasarde pas ici à en faire même un ébauche ; pour ma part, dans mon imaginaire personnel, le Sporting c'est
- l'épopée européenne de 1978 (dont on m'a parlé) qui s'est soldée par une défaite en finale et un chef d'oeuvre (comment, c'est un jugement excessif ?) de Jacques Tati (voir ici sur ce blog)
- la catastrophe du 5 mai 1992 et les échos de ce drame dans les dernières lignes d'un article de Jacques Thiers ("Caliban et la Corse", je crois, évoquant le "sang vert" de Furiani, dans un recueil intitulé "Corse, défense d'une île", éditions Autres temps) et dans "A stanza di u spichju" de Rinatu Coti (les pages décrivant le pont effondré, mais est-ce bien un écho de drame ?)
- un match OM-SCB au Vélodrome (mais en quelle année ? Le SCB avait perdu)
- un documentaire, "O Chaouki !" (à propos de Chaouki Ben Saada du temps où il était au Sporting, un peu après ses deux buts contre l'OM, à Furiani), réalisé avec André Mariaggi et Aziz Jendari, avec Lydian Feneck à la caméra, Pascal Renucci au son et l'association Respect is boring au montage, à Aix
- quelques souvenirs des chroniques de Pinz Destructor, à mourir de rire, fantastiques (mais où peut-on les retrouver ?))
Eh bien, aujourd'hui, j'ajoute la voix exténuée de bonheur du commentateur de RCFM qui dit ceci (magnifiques lignes tout d'oralité journalistique qui brillent maintenant au firmament de la littérature corse) :
"... que le temps additionnel est à présent terminé depuis une dizaine de secondes et Monsieur Chat (?) qui continue à faire jouer euh Martial qui dégage loin devant attention ils tergiversent un p'tit peu les Bastiais
(à partir d'ici la voix change d'un coup : éraillée, volume en hausse, excitation finale alors que le match est presque terminé et donc déjà gagné par le SCB)
et c'est le contre avec Pierre-Yves André Pierre-Yves André qui va rentrer dans la surface il est face à Padovani il contrôle il contrôle il va frapper Pierre-Yves André
EETT LE TROISIEME BUT (incroyable descente de la voix, épuisée, au comble de la jouissance et du bonheur, émue et comblée ; je ne peux m'empêcher de rire aux larmes et en même temps d'avoir des frissons d'enthousiasme) LE TROISIEME BUT du capitaine du Sporting qui vient sceller la victoire bastiaise
il est magnifique
il est magnifique ce but de Pierre-Yves André
il a mystifié
la défense angevine (ça vaut bien la douceur du même nom, non ?)
il les a bougés
et un dribble à droite un dribble à gauche
et il glisse ce ballon
entre les jambes de
Padovani"
(à partir de là la voix redevient normale ; et je recommence l'écoute depuis le début : c'est sur le site ForzaBastia.com).
Voilà.
Pour continuer sur cette question des champs insoupçonnés de la littérature corse, je dois dire que j'ai vu hier - au cinéma le Renoir, sur le Cours Mirabeau à Aix - un film corse absolument superbe : il est israélien (réalisé par un Israélien arabe et un Israélien juif), je n'en savais rien avant d'entrer dans la salle, il s'appelle AJAMI, ne le ratez pas, ne cherchez pas à en savoir plus, voyez-le et discutons-en après ?
Et puis je clique sur le lien qui renvoie vers le commentaire du journaliste de RCFM (je n'ai pas son nom, c'est dire si je ne suis ni spécialiste du foot, ni supporter émérite du légendaire club de foot de la Corse).
Tout le monde sait que le SCB risque de changer encore de division et de descendre en National. C'est un drame, puisque ce club incarne la Corse et a écrit des pages magnifiques de l'histoire insulaire (je ne me hasarde pas ici à en faire même un ébauche ; pour ma part, dans mon imaginaire personnel, le Sporting c'est
- l'épopée européenne de 1978 (dont on m'a parlé) qui s'est soldée par une défaite en finale et un chef d'oeuvre (comment, c'est un jugement excessif ?) de Jacques Tati (voir ici sur ce blog)
- la catastrophe du 5 mai 1992 et les échos de ce drame dans les dernières lignes d'un article de Jacques Thiers ("Caliban et la Corse", je crois, évoquant le "sang vert" de Furiani, dans un recueil intitulé "Corse, défense d'une île", éditions Autres temps) et dans "A stanza di u spichju" de Rinatu Coti (les pages décrivant le pont effondré, mais est-ce bien un écho de drame ?)
- un match OM-SCB au Vélodrome (mais en quelle année ? Le SCB avait perdu)
- un documentaire, "O Chaouki !" (à propos de Chaouki Ben Saada du temps où il était au Sporting, un peu après ses deux buts contre l'OM, à Furiani), réalisé avec André Mariaggi et Aziz Jendari, avec Lydian Feneck à la caméra, Pascal Renucci au son et l'association Respect is boring au montage, à Aix
- quelques souvenirs des chroniques de Pinz Destructor, à mourir de rire, fantastiques (mais où peut-on les retrouver ?))
Eh bien, aujourd'hui, j'ajoute la voix exténuée de bonheur du commentateur de RCFM qui dit ceci (magnifiques lignes tout d'oralité journalistique qui brillent maintenant au firmament de la littérature corse) :
"... que le temps additionnel est à présent terminé depuis une dizaine de secondes et Monsieur Chat (?) qui continue à faire jouer euh Martial qui dégage loin devant attention ils tergiversent un p'tit peu les Bastiais
(à partir d'ici la voix change d'un coup : éraillée, volume en hausse, excitation finale alors que le match est presque terminé et donc déjà gagné par le SCB)
et c'est le contre avec Pierre-Yves André Pierre-Yves André qui va rentrer dans la surface il est face à Padovani il contrôle il contrôle il va frapper Pierre-Yves André
EETT LE TROISIEME BUT (incroyable descente de la voix, épuisée, au comble de la jouissance et du bonheur, émue et comblée ; je ne peux m'empêcher de rire aux larmes et en même temps d'avoir des frissons d'enthousiasme) LE TROISIEME BUT du capitaine du Sporting qui vient sceller la victoire bastiaise
il est magnifique
il est magnifique ce but de Pierre-Yves André
il a mystifié
la défense angevine (ça vaut bien la douceur du même nom, non ?)
il les a bougés
et un dribble à droite un dribble à gauche
et il glisse ce ballon
entre les jambes de
Padovani"
(à partir de là la voix redevient normale ; et je recommence l'écoute depuis le début : c'est sur le site ForzaBastia.com).
Voilà.
Pour continuer sur cette question des champs insoupçonnés de la littérature corse, je dois dire que j'ai vu hier - au cinéma le Renoir, sur le Cours Mirabeau à Aix - un film corse absolument superbe : il est israélien (réalisé par un Israélien arabe et un Israélien juif), je n'en savais rien avant d'entrer dans la salle, il s'appelle AJAMI, ne le ratez pas, ne cherchez pas à en savoir plus, voyez-le et discutons-en après ?
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