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mercredi 8 juillet 2009

Un espace d'échanges libres est-il souhaitable ?

Il s'agit bien ici de littérature, et de littérature corse...

Quelques mots en passant pour vous signaler quelques lieux numériques plus ou moins secrets où la littérature corse est en train (ce soir encore) de se fabriquer au moyen du débat !
Vous pouvez y assister et même y participer (fourbissez vos commentaires !).

Le forum de Marcu Biancarelli :
deux discussions en cours fort intéressantes à partir de deux de ses chroniques parues dans "La Corse votre hebdo" :
- Milena Agus, una maga (où il est question des écrivains de la côte et de ceux de l'intérieur, de catégories encore plus fines, de l'importance de la langue mais aussi du sujet, etc.)
- Genesi d'un lingua scritta (I) (où l'on apprend que l'on peut repérer des traces du corse écrit jusque chez Giovanni della Grossa au XVème siècle, à moins que...)

(Même si tout est écrit en corse, n'hésitez pas à écrire dans une autre langue de votre choix, le français par exemple, le site de Biancarelli est accueillant ; j'ai moi-même écrit dans les deux langues, même si je me sens plus à l'aise en français.)

Le site de l'association Musa Nostra :
en cours d'élaboration, un compte rendu du café littéraire du 5 juillet dernier avec Jérôme Ferrari (présentant "Murtoriu" de Marcu Biancarelli) et des lecteurs présentant leur lecture, notamment de "Balco Atlantico" de Jérôme Ferrari par Ivana (belle "lecture subjective" qui contient un reproche "fugace mais tenace" fait à l'auteur, découvrez lequel ; dommage nous n'avons pas encore la réponse de l'auteur) :
- Café littéraire Musa Nostra du 5 juillet 2009
(A signaler aussi une discussion sincère et un peu vive entre Penserosu et moi-même sur le forum de Musa Nostra (le samedi 4 juillet), à propos du recours aux articles critiques quand on veut parler d'un livre).

Le blog de l'association organisatrice du Festival du Livre de Portivechju (voir les billets ici consacrés à ce festival : ici et ici) :
- c'est le billet "Vivement le prochain !" (un 3ème commentaire, de moi, est en attente au moment où j'écris ; le désaccord se manifeste très courtoisement quant à la question de l'intervention du public au cours d'une table ronde.)

Et enfin, the last but not the least, dans un message paru aujourd'hui via la liste de diffusion "Cuurdinazione corsa" (déjà plus de 1600 abonnés à cette liste), une évocation du billet consacré à "Mal'Concilio" sur ce blog, par l'auteur de "Mal'Concilio" lui-même, Jean-Claude Rogliano ; évocation très critique (ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre) qui ouvrira peut-être un débat sur ce sujet dont j'entends tout le monde dire qu'il est essentiel : on ne peut dire "du mal" d'un livre en Corse parce que tout le monde se connaît... Plus globalement, avons-nous besoin et envie de la possibilité d'échanger des avis divergents ? Ou bien est-ce inutile, dangereux, contre-productif, idiot, maladroit, etc. ? L'auteur a visiblement mal pris ma "critique" qui aurait "assassiné" son livre ; je comprends qu'on puisse se sentir blessé (j'ai vécu moi aussi - sans faire de psychodrame - ce moment où à côté de certaines critiques positives, des critiques négatives "frappent" votre livre - et votre ego - surtout quand elles émanent de personnes que vous estimez et admirez par ailleurs ; mais qu'est-ce que je pouvais dire sinon écouter et répondre le plus rationnellement possible ? Ces personnes n'avaient-elles pas le droit d'exprimer un avis négatif sur mon livre, au prétexte que nos relations sont amicales ? Doit-on s'autocensurer en permanence ? N'y a-t-il pas une façon de permettre aux lecteurs d'exprimer librement leurs goûts - ou dégoûts - et points de vue sans que cela apparaisse comme une attaque personnelle ? Au fond de moi, je penserais presque cela : les auteurs n'ont aucun intérêt, seules les oeuvres lues fabriquent quelque chose... je ne le pense pas totalement, car je sais combien les encouragements et les soutiens sont chose nécessaire pour les auteurs, mais, encore une fois, peut-être ont-ils plus besoin d'encouragements réels, et non feints, et de critiques négatives sincères et courtoises, argumentées et précises - ce que je pense avoir écrit à propos de "Mal'Concilio", et non "assassines".)

Voici donc le message de Jean-Claude Rogliano (j'ai envoyé une réponse sur "Cuurdinazione" qui apparaîtra bientôt) :

Cari amichi e cumpatrioti,
>
> Précédant l'opéra de mon
> ami Jean-Paul Poletti, Roi de Corse et le film de Robert Martin Carol,
> King
> of Corsica en cours de tournage à Hollywood et dont Jean-Paul (torna ellu)
> compose la musique, vient de paraître chez J.C. Lattès, mon dernier roman,
> Les mille et une vies de Théodore Roi de Corse.
>
> N'étant jamais très sûr de moi quand j'écris mes ouvrages (surtout depuis
> qu'un
> certain Renucci, dans le blog « Pour une littérature corse » émet une
> critique sereinement assassine de Mal'Concilio) et si je suis un peu
> rassuré
> par les critiques et les reportages que vous trouverez dans ces liens,
> j'espère
> que vous manifesterez plus d'indulgence si vous lisez les mille et une
> vies
> de cet aventurier dont on commence à découvrir quel personnage il était
> vraiment.
>
> Sentimenti fraterni.
>
> Jean-Claude Rogliano
>