dimanche 29 novembre 2009

Mancu u tempu di signà si !

Hier, je - comme tous les jours ou presque - visitais le Web littéraire corse, comme le furet.

Et j'étais tombé - via le forum actif de Marcu Biancarelli sur un nouveau forum intitulé "Gazetta di Mirvella". Il contient le récit des Aventures de Mirvella, mais attention, il s'agit d'un travail très sérieux de lexicologie et d'analyse documentaire, il ne faut donc pas s'y rendre sans une certaine préparation ni sans un certain désir. (Pour le dire dire très directement, il s'agit ni plus ni moins du récit tout à fait bienheureux d'aventures amoureuses et sexuelles décrites avec un tel luxe de détails en langue corse et une tournure d'esprit si bienveillante qu'on ne peut objectivement y voir une quelconque intention pornographique ! C'est très drôle en fait, et cela signale là encore la vitalité et la créativité de la langue et de la littérature corse, mais vous ne serez peut-être pas d'accord !)

Mais ce n'est pas ce que je voulais dire dans ce billet. Car, au détour d'une des rubriques du forum de ce bon Cavaglieri di Mirvella, j'ai découvert avec ravissement une critique ultra négative - toujours en langue corse - du dernier roman de Jérôme Ferrari ("Un dieu un animal").

Enfin ! enfin ! quelqu'un dit ce qu'il pense vraiment d'un livre corse qu'il n'aime pas, signe que les livres corses sont effectivement lus et appréciés de façon singulière et sincère ! (Alors bien sûr, on dira que l'auteur de cet article est anonyme - Mister Palu -, que ce n'est pas courageux, que le propos est outrancier, injurieux sous couvert de comique, mais bon, personnellement je suis prêt à toutes les concessions pour pouvoir libérer une certaine parole critique ; l'essentiel est là : que les opinions, bien tournées et argumentées, critiques et ludiques, s'expriment et dialoguent, et tant pis pour les noms des auteurs de ces opinions, ils n'ajouteraient presque rien à l'intérêt des propos tenus). Et puis le plaisir est démultiplié par le fait que cette critique semble en prendre un de malin (de plaisir) à déboulonner un livre qui "semble" faire l'unanimité critique ! Le plaisir de dire qu'on n'est pas d'accord (même si ce n'est pas totalement vrai...).

J'avais l'intention d'écrire un billet sur cet article et puis voilà que cette nuit, "on" m'envoie un commentaire - que je publie ce matin - qui vient signaler ce même article ! Mancu u tempu di signà si ! (dicia u mo babbu, quandu cuntava una passata di Grossu Minutu, passata erotica d'altronde ! Ma ùn la cunta quì, chì eiu sò un omu seriu sò !!)

Ainsi donc il nous reste à déguster cette critique virulente du roman de Ferrari (métamorphosé en Fredali - mixte des deux auteurs corses d'Actes Sud, Predali et Ferrari) : "Mon dieu un animal !" Vous verrez aussi que Piratella, non contente d'approuver la critique du livre se permet de critiquer ce qui se passe sur le blog "Pour une littérature corse" ! Si c'est pas dieu permis !

Allez, j'appuie sur ma télécommande et je réécoute "Casta Diva", oui, la chaste déesse, celle qui apaise toutes les fureurs des hommes ! O Cursichella, jusqu'où irons-nous dans le mal en pis ?!

Le site de la Gazetta di Mirvella.
La critique de Mister Palu à propos de "Mon dieu un animal !" de Jérôme Fredali.

33 commentaires:

  1. Ah infine, un pocu di muvimentu?

    Una sola cunclusione, in u spiritu di Mirvella/Ghjuvan' Filici/ ecc :

    U palu per Mister Palu !
    È per Piratella dinù!


    E in Ecchisi, cumu s'hè passatu eri?

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  2. Mais elle n'est pas négative, cette critique!
    Ou alors je ne comprends vraiment rien à l'humour corse ( hypothèse non exclue, allez savoir avec les Corses ?)
    On nage en plein second degré et j'ai vraiment beaucoup ri en imaginant le pauvre "mec basique" s'aventurant par mégarde dans la lecture de ce livre !
    Ca m'a rappelé une anecdote survenue lors de la projection du "Paltoquet" de Michel Deville. Un couple, "basique" justement , attiré dans la salle par l'affiche racoleuse - et trompeuse- montrant Fanny Ardant alanguie dans un hamac dans une pose suggestive , en était ressorti, furieux, au bout d'un quart d'heure en hurlant: "Mais c'est quoi c'truc, c'est pas un film ! "

    P.S : Et si ce n'est pas du second degré, cela n'enlève rien à mes yeux au comique , cela le déplace seulement vers l'auteur du commentaire, "un mec basique" que je n'ai même plus besoin d'imaginer puisqu'il nous donne sa photo !
    Mais je penche plutôt pour ma première interprétation, il a quand même lu Homère, ce Mister Palu ...

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  3. Je n'ai pas lu ce livre-là (aveu qui peut me valoir des foudres diverses et légitimes) et ne peux donc avancer une contre critique mais quelle risata ! j'en ai recraché avec joie quelques éléments liquides et solides du petit-dèj. Je ne parle que de la criquite, bien-sûr, et sans mauvaises intentions. Juste pour rire quoi.
    AM

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  4. Alors là, je suis déçu par vos commentaires...

    Il n'y a que deux interprétations à cette critique de Mister Palu :
    - il dézingue de façon grossière le seul auteur corse valable dans cette littérature qui peine à produire un livre passable par an, et tout le monde rigole sous prétexte que Mister Palu aurait lu Homère (auteur qui entre nous soit dit n'existerait même pas !)
    - il adore le roman de Fredali/Ferrari et l'état de notre vie littéraire est à ce point de néant qu'il est obligé de secouer un cocotier sur lequel il est lui-même assis !
    Et tout ça juste pour rire et s'étrangler au petit-déjeuner ! Je rêve !

    Alors que je connais des gens qui n'aiment vraiment pas les livres de Ferrari, ou bien qui préfèrent de loin tel ou tel de ses ouvrages et pas les autres, et qui ne le disent pas...

    Alors, bien sûr, comme j'ai moi-même ri à cette critique - qui travaille le négatif avec le second degré bien sûr -, je voudrais y mettre un certain enjeu : elle pointe bien ce qui heurte de façon frontale des archétypes de l'homme corse (la chasse, le refus du sentiment et de son expression, la virilité)...

    Mais je deviens sérieux, ouste !

    Finalement, c'est une magnifique allégorie de ce qu'est la littérature corse : un rire étranglé au petit déjeuner à propos de mauvais livres qu'on a pas lus ! Le pal !!

    En quatre commentaires, tout est dit ! Merci à tous !

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  5. Eh bien petit-dèj, second, troisième et plus encore de degrés, Homère lu ou pas, voilà qui a le mérite de réveiller l'endroit. Et pour ma défense c'est le seul titre de Ferrari que je n'ai pas lu, alors permettez !...
    Mme Caminade, je ne sais plus si vous l'aviez dit ici, mais je vois que vous lisez dans le texte. Joli dimanche, non ?
    AM

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  6. Et voilà FXR qui rajoute sa couche de corsitude : la chasse, le refus du sentiment et de son expression, la virilité... un archétype de l'homme corse !
    Mais la planète est envahie par les Corses alors !
    Un dimanche décidément placé sous le sceau du rire. J'espère que vous avez tous le sens de l'humour...

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  7. Emmanuelle, évidemment vous avez tout compris, la langue (pourtant, ce n'était pas un texte court, clin d'oeil:!Brava !!) et l'humour .

    Cela rappelle l'article critique-macagna de Pierre Ciabrini dans Corse Matin, contre une pièce de MB ("A cuntruversa di Valdu Niellu", je crois) : MB et Ciabrini ont bien ri, car des tas de gens avaient pris la critique au sérieux, ceux qui appelaient MB pour l'assurer de leur soutien et ceux qui appelaient Ciabrini pour le féliciter de son "courage" : enfin, quelqu'un osait dire la vérité sur MB!!! LOL

    Mais personne n'écrira à Mister Palu (sauf cete "écervelée" de Piratella, évidemment) : sa tête refroidit les ardeurs. Dans la galerie de fictions de Ghjuvan'Filici sur le foru corsu, c'est un tueur arrivé en pleine guerre du foru, mais l'histoire a tourné court. Or, la "Gazette de Mirvella" est ressuscitée précisément à l'occasion d'une nouvelle guerre du Foru, et Mister Palu avec!

    Ci emu da campà. A risa face prò in sta fin d'annata piena à minaccie (grippa purcina, crisa, ecc)

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  8. A titre personnel, j'ai préféré "dans le secret", à "un Dieu, un animal".
    Si l'on peut reconnaître une allusion à Nietzsche "l'homme est à mi-chemin entre l'animal et le surhomme", le sens de ce livre n'est à mon avis pas tant dans la violence réelle ou supposée du monde de l'Entreprise, mais dans la violence de la guerre qui oppose chacun à sa Liberté.

    En effet, autant le personnage de Magalie est particulièrement probant, autant on peut saisir la vacuité du jugement que ses collègues portent, avec rapidité, sur Jean-Do, autant, on peut se demander, si la vacuité la plus violente, n'est pas celle du Regard de l'autre dont on ne sait se départir, qui dénote, précisément, la fuite de sa propre liberté.

    Pour moi la question est (et j'ai bien conscience qu'elle peut choquer) :

    Est-on libre d'être salarié, ou ne nous mettons- nous pas les fers de la tyrannie par fuite de notre propre liberté?

    En revanche, je n'ai absolument pas été "attrapée" par le personnage de Jean-Do.

    Magalie a-t-elle choisi sa vie? Jean-Do a-t-il choisi la sienne?

    Le monde de l'entreprise ne participe-t-il pas, à sa façon, du divertissement pascalien, qui évite à chacun de se poser certaines questions?

    Enfin la confusion entre Statut et Personne, si elle est bien présente dans notre société, a traversé les époques.

    La Guerre, quant à elle, les Guerres quant à elles, ont bien sûr connu une mutation. De Montesquieu, à Albert Hirshmann, "des passions et des intérêts" on perçoit le statut ambivalent de la Guerre, qui prend dans nos sociétés, le masque de la Paix Armée, où la compétitivité laisse la part belle à d'autres formes de violences, dans la coopération.

    Reste qu'il appartient toujours à chacun de choisir de subir ou non.

    Magalie aurait pu quitter son cabinet de "chasseur de tête" et créer par elle-même.

    Jean-Do aurait pu éviter le refuge de la Nostalgie et s'éprendre d'une autre personne.

    A leur manière, ces deux personnages fuient. Jean-Do croit affronter la Guerre, il fuit un déchirement intérieur.

    Est-il libre de son suicide, ou son suicide est-il une fuite de l'incommensurabilité des possibles?

    Magalie est-elle libre de "chasser les talents" c'est-à-dire, tel qu'on l'entend auprès de cabinets spécialisés, courtiser ces talents et les inciter à choisir le plus offrant, autrement dit, orienter leur choix par le biais d'un intérêt dont la convergence avec le sien est proportionné (les chasseurs de tête ont jusqu'à 30% du salaire annuel de la personne chassée, comme prime à la chasse).

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  9. Andria semble faire une confusion entre Jean-Do et le héros qui n'est jamais nommé. Jean-Do est l'ami d'enfance du héros entraîné dans la quête d'aventure de celui-ci et qui meurt, laissant un sentiment de culpabilité au héros.

    Je pense que Magali détient une partie de la réponse à toutes ces questions fondamentales (avant-dernière page du livre):

    "Et elle voudrait t'avoir serré plus fort contre elle jusqu'à ce que tu sois guéri, elle voudrait t'avoir confié ce qu'elle avait eu tant de mal à apprendre. Si durement qu'on juge le monde, on n'en est jamais qu'une partie et il faut l'accepter car, hors du monde, il n'y a rien, nul repos, nulle bonté, nul échappatoire, et on ne peut pas s'enfuir hors du monde"

    Tout Ferrari (et Biancarelli, et bien d'autres...), ça : pas de refuge, ni ici ni ailleurs. Alors, quoi? Faisons face!

    Mais Pouah! nous sommes trop sérieux, ici, vite,vite, courons chez Mirvella...

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  10. à Emmanuelle, "Avertissement" (macagna, on ne sait jamais avec ces Pinzuti...j'espère que vous avez aussi de l'humour...LOL )

    A la fin du film "l'enquête corse", dans le générique, un des acteurs répond à la question : "peut-on se moquer des Corses?"
    "Oui, on peut...Mais il faut pas!" LOL

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  11. Francesca, c'est bien vrai la confusion relative à Jean-Do, à vrai dire, j'ai eu du mal à terminer ce livre,pour être honnête, et lui préférais, de loin, les précédents.

    A l'instar du dernier Sam Mendès, qui est assez décevant par rapport aux Noces Rebelles.
    Mais cela n'est qu'une opinion.

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  12. "Dans le Secret" et pas dans le silence, gros lapsus, puisque je m'occupe d'une adaptation pour des sourds muets en ce moment.

    Andria

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  13. Jerôme Ferrari prof de philo au lycée Fesch donne à ses élèves de terminale le goût de la littérature corse ou pas, il a auprès des jeunes une aura due à son talent ou à ses costumes...qui pour ma part me ravie, quand un garçon,"moyennement doué pour les études se précipite pour assister au cours, récolte des notes trés honorables pour des notes de terminale et que sorti des cours il est doué d'une bonne culture des sujets abordés,je ne peux qu'applaudir les talents de ce prof écrivain...
    G.F a écrit son livre avant la "crise" ses écrits étaient, pour certains, prémonitoires, ceux qui vivent "la vie" des entreprises aujourd'hui ne sont pas mieux lotis que Magali, la presse s'en fait les échos et je vis à travers ma famille des cas très douloureux qui ne font rire personne,surtout pas les principaux concernés.
    G.F décrit la guerre, il n'y a que ceux qui l'on vécue un jour ou l'autre de leur existence qui peuvent savoir les désordres personnels qu'elle engendre, la guerre ne fait rire personne, elle détruit à tout jamais, même si elle n'apporte pas la mort, vivre dans un pays en guerre marque pour toujours quoique l'on fasse. Le seul remède, c'est de retrouver un jour ce pays en "paix" et de faire la paix avec lui...ce que n'ont pa s pu faire les personnages du roman. Ils en sont morts.
    J'ai trouvé ce livre dur de réalisme, inquiétant pour notre jeunesse, je n'ai rien à en dire de plus, sinon de conseiller à ceux qui se gaussent d'essayer d'en faire autant, écrire un livre qui fait couler de l'encre ce doit être très facile!

    N.N

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  14. Personne ne se gausse, NN.

    Mais le rire est peut-être bien l'unique refuge...

    Ceux qui rient sont des gens sérieux, en général, et ceux qui ne rient pas sont bien souvent des gens dangereux (je ne parle pas pour vous, NN, évidemment!): les censeurs, les tyrans, les apparachiks, etc... Rappelez-vous : les gens de l'Est supportaient l'absence de liberté en tournant les choses en dérision.

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  15. Cette discussion m'intéresse beaucoup, merci encore à tous.

    Je voudrais dire ceci : si le livre de Ferrari est "bon" (ce que je crois, et c'est discutable), il survivra à toutes les mises en boîte, et surtout à celle de Mister Palu, qui m'apparaît comme un éloge déguisé.

    Mais aussi ceci : il est tout à fait légitime de ne pas aimer ce livre et de le dire, même via une macagna qui peut paraître choquante et cruelle.

    Car, ce que je trouve le plus important pour la VIE d'une société (d'une littérature, d'un imaginaire) c'est la DIALECTIQUE, un chemin entre des pôles contraires ou contradictoires ou simplement différents. C'est pourquoi il est essentiel de prendre au sérieux (sans se prendre au sérieux, nous sommes d'accord) les infinies nuances de nos regards singuliers (ceux de NN, de Francesca, d'Andria, d'AM, de MB, etc etc).

    Et pour que ce processus de dialectique se mette en place, rien de tel qu'une critique négative. Pour deux raisons :
    1. Elle crée une tension avec les autres points de vue (qui peuvent se sentir heurtés au début) et ouvre un cheminement possible entre différents pôles, amenant chacun à préciser sa pensée, à la faire évoluer peut-être ou à la raffermir, etc. Bref, à créer de la vie.
    2. Cette critique négative est forcément l'avers d'une médaille dont le revers est un désir positif. Dès lors, dire ce qui ne nous a pas plu dans telle ou telle oeuvre (corse ici), c'est aussi indiquer ce qu'on aimerait lire, ce qu'on voudrait pouvoir trouver dans les librairies corses (tel type de roman, de telle qualité, tel type d'histoire, de mise en scène, etc.). Et ce désir (même exprimé négativement) est un des moteurs de la production elle-même de la littérature.

    De ce point de vue, les lecteurs peuvent exprimer leurs expériences de lecteur sans avoir à prouver qu'ils pourraient faire aussi bien voire mieux que les auteurs qu'ils "critiquent". Il s'agit de croiser des regards et des jugements personnels, pas d'assassiner par des moqueries (et la critique de Mister Palu m'a fait beaucoup rire, et même engagé à relire l'ouvrage de JFerrari, comme quoi !)

    Dernier point, le café littéraire avec Anna Giaufret s'est très bien passé, j'ai pris des notes lisibles cette fois-ci et je fais le compte rendu dès que j'ai un peu de temps (demain soir normalement ; figurez-vous que quatre personnes dans le public avaient vécu la procession de Notre-Dame du Grand Retour en 1947 ! et leurs souvenirs sont très contrastés !)

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  16. Maître Aymeric Faisan, avocat29 novembre 2009 à 21:24

    Bonjour,
    Les plaisanteries entre amis sont un divertissement de bon aloi, nul n'en disconvient, mais, passé un certain seuil, elles tombent sous le coup de la loi et s'appellent "diffamation." C'est là que j'interviens.
    Je défends donc ici les intérêts de M. Ferrari, dont le nom et l'œuvre on été traînés dans la boue. Plainte a été déposée auprès du procureur d'Ajaccio et les plaisantins - au premier rang desquels Mister Palu, dont le pseudonyme n'est que trop facile à décrypter - cesseront bientôt de rire quand ils devront rendre gorge, ce à quoi je m'emploie.
    Donc, riez bien mais laissez moi vous prévenir : à partir de maintenant, toute nouvelle intervention malveillante sera portée au dossier. Faites une croix sur les études de vos enfants et la pension pour vieux de vos parents gâteux ! Je vais vous éponger grave ! Vous allez raquer, je vous l'assure. Ferrari est sous lexomil à cause de vous - certificat médical à l'appui. Le sieur Renucci, sera contraint, via une procédure en référé, de me communiquer vos adresses IP, même s'il n'a pas la moindre idée de ce que c'est, ce gros nul en informatique. On va lui en filer, des cours accélérés, croyez moi ! On fera fermer son site et ce ne sera pas une perte ! Je serais pas étonné qu'on me décore pour ça.
    Et pour les petits malins qui auraient envie de faire de l'humour sur mon nom de famille, je précise que c'est avec les dommages et intérêts versés par des blaireaux dans leur genre que je me suis offert la carrera pailettée mauve dans laquelle je me rends tous les matins au palais de justice ! Qu'ils se gênent pas ! Je voulais justement la customiser !
    Rigolez bien, bande de nazes ! A bientôt au tribunal !
    Dura lex Sed lex ! Et sans vaseline !

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  17. @ NN

    Ce n'est ni la vocation ni le talent de JF qui sont mis en cause.

    Magali(e) est un personnage qui porte en elle une justesse, l'écho de milliers de salariés, et pour en connaître, et dans son secteur d'activité à elle, je l'ai trouvée très bien conçue comme personnage.

    En revanche, j'ignore pourquoi, je n'ai pas "cru" ou adhéré avec la même force au personnage, dont le nom ne me revient plus, qui était le héros du livre.

    Ensuite, il est tout à fait normal qu'une oeuvre en touche certains plus que d'autres.

    J'ai plus apprécié "dans le secret".

    Peut-on rire de tout? c'est en tout les cas un très beau sujet de philosophie, posé par JF à ses étudiants, il y a qlqs années ;-)

    De la même manière que je considère Sam Mendes comme un bon réalisateur, mais préfère "les Noces Rebelles" à "Away we go", de la même manière je reconnais que JF a du talent, mais préférais sa précédente oeuvre.

    Ensuite et Jérôme Ferrari le disait lui-même, ce n'est pas parceque "un dieu, un animal" a fait couler plus d'encre que les autres, qu'il est nécessairement meilleur que "dans le secret".


    Andria Ceccaldi

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  18. Maître,

    Le lexomil n'est pas recommandé avec le rhum.
    Attention à la non-assistance à personne en danger avec votre client...

    Andria

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  19. Je vais prendre un lexomil, moi aussi : je ne pensais pas que la littérature corse était un tel mélodrame ! On m'annonce dans mon oreillette que le serveur, situé au Texas, qui abrite ce blog vient d'exploser et que... excusez-moi, j'entends du bruit dans la rue, on dirait qu'on m'appelle, je vais à la fenêtre, je reviens tout de suite (j'ai l'impression que la littérature corse prend une de ces ampleurs ces jours-ci ! A prestu)...

    ......

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  20. Tenite l'asta o sgiò Renucci, è mai medicine, vè, chì sò elle chì ci tombanu, cridite puru una fandonia di 400 anni ch'ùn ne hà mai pigliatu!

    Ùn ci emu da lascià impressiunà da un Sumere pratinziunutu : aspetta ch'è li lampi impressu l'Associu di i Pirati Corsi! Ah, hè affullatu Ferrari cù stu Fasgianu!

    Una Carrera, ha! crede di spaccà cù stu carrittellu: ma lampatu in mare, ùn hà da stà à gallu...

    A libertà hè di più in più minacciata. U foru corsu, po u vostru Blogu chì era un spaziu di tullerenza è di tazzi civilizati...
    LIBERTÀ PER A MACAGNA! Tutti nantu à u foru di Mirvella...

    Piratella

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  21. De la diffusion de la littérature corse...

    "Un dieu un animal" n'a pas encore été traduit en catalan ni en serbo-croate , ni même en corse - je ne devrais pas dire ça, mais c'est trop tentant :o)- mais sa traduction en BD a commencé !

    Croisons donc les regards, celui de Mister Palu, le mien, aimablement cité par Piratella et celui de clarencebodicker sur ce fameux extrait de "la scène de cul" de Magali !
    Il s'agit d'une BD intitulée "Je n'ai pas fait l'amour depuis 1976 et je ne m'en porte pas plus mal" , visible sur : corsettp://clarencebodicker.canalblog.com/archives/2009/11/27/15949171.html#comments

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  22. Désolée, c'est le titre du blog , et non celui de la BD, et il n'est pas sûr que le blogueur en question ait lu L'Odyssée ...
    Et je rectifie le lien :
    http://clarencebodicker.canalbog.com/archives/2009/11/27/15949171.html

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  23. Bravo François, tout le monde s'est réveillé...
    Je voudrais demander à ceux qui viennent sur ce blog quelle définition ils peuvent donner de "la macagna", à qui personne, bien sûr n'interdit de s'exprimer...Alors quelle définition??? Merci.

    N.N

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  24. Emmanuelle, merci pour le lien, que je rectifie ici : il manque un "l" à "canalbog" (pas étonnant qu'il y ait un bug...)

    Voici l'adresse : http://clarencebodicker.canalblog.com/archives/2009/11/27/15949171.html

    C'est une autre forme de "récit de lecture", le choix d'un passage et sa métamorphose dans un autre moyen d'expression ; l'extrait final du texte de Ferrari signale est en contraste avec le dessin, comme si le blanc des dessins avait absorbé toutes les métaphores de l'écrivain, et qu'il n'y avait plus que les corps, mis à nus.

    Concernant la définition de la macagna, je ne m'y hasarde pas, désolé. Mais je trouve qu'elle permet de secouer des certitudes, ou qu'elles les empêchent de devenir des prêches prétentieux. La modestie par la rire. Peut-être.

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  25. Pour NN; piqué sur le site de "Corsica News" tout sur la Corse


    A macagna
    Tout le monde en parle mais la connait-on vraiment ? Nous vous invitons à un voyage dans ce pays merveilleux dans lequel les corses sont pour toujours champions du monde.

    A macagna : nom commun féminin, se prononce magagna (verbe macagnà, macagnà si), s’il désigne à l’origine des altérations physiques dont les tares congénitales, ce terme est employé également pour qualifier une farce que l’on fait à quelqu’un ; ce dernier forcément la croira sans se poser de question puisqu’il est affecté de cette tare.

    Il faut savoir que le plus célèbre champion de A macagna est sans conteste Grossu Minutu aux histoires innombrables et pleines de ces traits d’esprits qui font une bonne macagna. La victime, elle, porte traditionnellement le nom de Jean-Jean Monte-Monte pour son aptitude inouïe à se faire "monter la sega".

    A noter avant de conclure que plusieurs sites et forums corses se targuent d’être des champions de la Macagna, nous comptons sur vous pour nous dire si c’est vrai.

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  26. Maître Aymeric Faisan, avocat à la cour30 novembre 2009 à 17:03

    Eh bien ! je vois que les mises en garde amicales n'y font rien ! Ça continue à rigoler sec ici, dans notre belle langue et dans votre affreux patois, - soit dit en passant, heureusement qu'on a une femme de ménage au cabinet, une victime de l'exode rural, qui nous traduit tout ça. Bon, ce que j'en dis, c'est pour vous. Je le vois bien, moi, votre avenir à tous, après le procès, je peux même vous le résumer en deux mots : prostitution alimentaire ! Et pour certains d'entre vous, ça va pas être simple !
    Alors combien d'infractions aujourd'hui, sans compter le fait d'utiliser votre dialecte de plouc à côté duquel le bas-normand et le picard ont la classe du grec ancien ? Allons-y :
    - Emmanuelle Caminade : racolage vers un site porno sur lequel l'orthographe est encore plus malmenée que la morale.
    - Andria Ceccaldi : accusation calomnieuse, à peine voilée, d'alcoolisme. Calomnie concernant les sujets de dissertation qu'il aurait proposés à ses élèves. (Peut-on rire de tout ?!! Mais quelle blague !)
    - NN : calomnies concernant les costumes de mon client qui n'en a jamais porté de sa vie.
    - Renucci : recel de saloperies et complicités diverses.
    Bref, j'ai déjà commandé un bouchon de radiateur en or massif. L'inconscience à ce point là, c'en est presque émouvant ! Continuez comme ça, les enfants ! Et prévoyez une petite laine pour l'hiver, l'huissier vous la laissera peut-être, c'est un grand sensible ! Moi, j'ai dit à Ferrari de ne pas s'en faire : ses merdes se vendent pas mais là, elles vont enfin lui rapporter gros !
    A très vite !

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  27. La BD fait bien ressortir l'absurde, le futile, la "mocheté" ...d'une certaine vie sociale, où le sexe, qui pourrait éventuellement être un refuge de la "vie", devient triste, mécanique et sans âme, à dégueuler...Il y a un peu de ça aussi dans "Balco Atlantico", le livre précedent de Ferrari.

    Un petit effet comique : juste sous la BD, une pub pour un site :

    "soutien scolaire"

    MDRRR

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  28. Cher Maître, cher Collègue,

    Il se trouve que je suis également Docteur en droit Pénal. Mais je roule en Quad, modestement.

    Or j'ai les preuves matérielles de ce que j'avance.

    Le canard enchaîné le révèlera demain, autre sujet du visionnaire Ferrari "Peut-on ne pas savoir ce que l'on fait"?

    Un professeur, peut-il ne pas savoir quels sujets il donne? Peut-il ne pas savoir quel affaires faisandées, un avocat traîne?

    Allez Maître, on vous avez acheté votre diplôme, ou à défaut, votre robe, sur Ebaye. Et la contrepéterie "fric", insérée dans le pont qui lie votre prénom à votre nom, vous range du côté des parvenus, sans doute, mais pas encore des arrivés.

    D'un Rastignac vous n'avez pas même l'envergure.

    D'un Solal (Albert Cohen) pas même le charme.

    D'un Zubial, pas même la fantaisie, tout juste la faisanderie.

    "L'éphémère a -t-il de la valeur" demanderait Ferrari le sourire en coin. Espérons-le, car votre carrière aura été de courte durée;-)

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  29. U palu pà Maestru Aymeric !

    Bon, je vois que j'ai bougé votre forum de nazes intellos. Vous m'en voyez contrit. Mais je crois que je ne vais pas m'arrêter à votre roucoulante émotivité. Il y a longtemps que je désirais me payer "Pour une littérature corse" qui est vraiment le pire site de blancs-becs dont les analyses littéraires sirupeuses sont à la limite du supportable.

    Attendez-vous donc à de la vraie critique littéraire sur le site où je sévis, et à voir votre espace réduit en miette comme bon me semblera ! Fredali vient de payer le juste prix de ses scribouillages pseudo-artistiques, mais rassurez-vous votre heure viendra bientôt monsieur Renucci !

    Mister Palu

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  30. Maître Aymeric Faisan, avocat à la cour30 novembre 2009 à 20:03

    Je n'ai pas l'habitude de répondre à la provocation, mon élégance naturelle y répugne presque autant que ma retenue presque maladive mais trop, c'est trop ! Je vais les réduire en pièces, vos preuves, Ceccaldi ! Et d'où sortez vous que je suis docteur en Droit ? Une maîtrise, l'école du barreau et c'est en défendant les opprimés que j'ai fait mes preuves, pas en compulsant maladivement des grimoires médiévaux au fond d'un trou à rats ! Loana du loft, Démis Roussos, Philippe Risoli, Paul Silvani sont quelques uns des clients qui me doivent tout ! J'ai acheté mon diplôme ? C'est quand même culotté de la part d'un insulaire qui doit certainement le sien à son degré de parenté avec un bâtonnier véreux ! Je serais pas surpris que vous soyez docteur en médecine par dessus le marché ! On les connaît, les Corses ! Mais là, c'est moi que vous allez apprendre à connaître, je vous le dis.
    Quant à Mister Palu, qui s'abrite lâchement derrière un anonymat honteux alors que d'autres n'hésitent pas à s'exposer en pleine lumière, qu'il n'attende aucune pitié, ni pour lui, ni pour ses complices. Les piques lancées à l'immonde Renucci ne trompent personne ! Ils auront l'occasion de se faire des mamours dans la même charette.

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  31. Aymeric,

    si je m'étais contenté d'hériter je serai "Général de la Nation Corse", au lieu de cela j'ai pris la défense des agriculteurs en difficulté, dont Peggy & Marylin Panzon' qui me rémunèrent avec des caisses de clémentines et de l'essence de tracteur pour mon Quad.

    Alors mon diplôme, je l'ai passé cher ami, non pas au service des Urgences d'un hôpital insulaire, mais...au Panthéon.


    Panthéon Assas ou Panthéon Sorbonne? Je vous vois venir avec vos supputations? Et bien Panthéon Sorbonne, au cAfé l'escritoire PLUS EXACTEMENT.

    Tout s'est passé au café, je l'ai gagné aux cartes.

    Ca vous en bouche un coin tant d'habileté à taper le carton? Et c'est là que Ferrari a été vu..à l'escritoire...

    Gala, Voici, Point de Vue, tout le monde l'a flashé.

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  32. oulllaaaaa, ça délire sec sur le litre et ratures corsés(en français dans le texte,cette fois, rien ne dure hélas) du côté de Mirevella, entre le faisandé et un certain sexedargent...

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